Élections en Haïti : l’OEA veut renforcer le contrôle de l’éligibilité des candidats

L’Organisation des États américains (OEA) souhaite empêcher les personnes impliquées dans des activités illicites de se porter candidates aux prochaines élections en Haïti. L’organisation veut notamment établir des critères clairs pour examiner l’éligibilité des candidats.

Port-au-Prince, le 4 septembre 2026. —Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a abordé la question jeudi 3 septembre 2026, lors d’une réunion consacrée au processus électoral haïtien.

Selon Albert Ramdin, la Commission de Venise a été sollicitée afin de définir des balises sur l’éligibilité des candidats. L’objectif est notamment d’examiner les éventuels liens de certains candidats avec des activités illicites, dans le respect des règles applicables.

Une plateforme pour les candidats

L’OEA a également mis à disposition une plateforme destinée à faciliter l’inscription des candidats au processus électoral.

Albert Ramdin a par ailleurs insisté sur la nécessité d’organiser les élections en 2026. Haïti n’a pas organisé d’élections nationales depuis plusieurs années.

Le dernier scrutin présidentiel s’est tenu en novembre 2016. Le renouvellement des institutions a ensuite été affecté par les reports, les crises politiques et l’absence d’élections régulières.

La sécurité reste un défi majeur

La situation sécuritaire demeure l’un des principaux obstacles à l’organisation des élections.

L’expansion des groupes armés dans plusieurs zones complique l’accès à certains territoires. Elle affecte également la circulation des électeurs et l’installation des bureaux de vote.

Pour l’OEA, l’amélioration de la sécurité constitue donc un élément essentiel pour garantir des élections crédibles.

Le processus fait aussi face à des défis logistiques et institutionnels. Le Conseil électoral provisoire (CEP) doit poursuivre l’inscription des électeurs et des candidats. Il doit également préparer le matériel électoral, former le personnel et informer la population.

L’identification des électeurs en question

L’identification des citoyens constitue un autre défi pour le processus électoral.

Les déplacements provoqués par les violences compliquent les opérations d’enregistrement. L’accès à certaines zones reste également difficile.

Ces contraintes peuvent affecter la participation d’une partie de la population aux prochaines élections.

Une mission d’observation prévue en décembre

Malgré ces difficultés, les préparatifs se poursuivent. Albert Ramdin a indiqué que le gouvernement haïtien avait sollicité une mission d’observation électorale de l’OEA.

Selon le secrétaire général de l’organisation, cette mission doit être déployée en Haïti en décembre.

Elle doit accompagner le processus électoral et contribuer à renforcer la confiance des acteurs et de la population.

L’éligibilité au cœur des préoccupations

Pour Albert Ramdin, le contrôle de l’éligibilité des candidats constitue également un enjeu important.

Les éventuels liens entre des candidats et des activités illicites doivent, selon lui, faire l’objet d’un examen transparent et conforme aux règles en vigueur.

La Commission de Venise doit contribuer à définir les balises applicables à cette procédure.

À quelques mois de l’échéance électorale annoncée, plusieurs défis restent donc à relever. Ils concernent notamment la sécurité, l’inscription des électeurs, l’identification des citoyens, la logistique électorale et la sélection des candidats.

L’OEA appelle les autorités haïtiennes et les partenaires internationaux à accélérer les préparatifs. Pour l’organisation, l’amélioration de la sécurité demeure étroitement liée à la réussite du processus électoral.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


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