INFP : le syndicat des employés rejette les accusations de chantage et revendique la sauvegarde de l’institution

Face aux préoccupations exprimées par le Syndicat des Employés du Système National de Formation Professionnelle (SESNFP), certains tentent de présenter l’action syndicale comme une démarche de pression ou de chantage. Une lecture que l’organisation rejette fermement, estimant que ses revendications s’inscrivent dans une volonté de préserver l’avenir de l’Institut national de formation professionnelle (INFP).

Pour le SESNFP, réduire les revendications des employés à un prétendu agenda caché traduit une mauvaise compréhension du rôle du syndicalisme dans une institution publique. Selon le syndicat, le débat doit plutôt porter sur les difficultés qui affectent le fonctionnement, la crédibilité et la pérennité de l’INFP.

L’organisation affirme que son engagement ne vise pas la défense d’intérêts particuliers, mais la protection d’une institution essentielle pour la jeunesse haïtienne. La formation professionnelle représente, selon elle, un levier important pour offrir des perspectives d’avenir à des milliers de jeunes à travers le pays.

Le SESNFP rappelle que l’intérêt supérieur de l’INFP ne peut être dissocié de ceux qui contribuent quotidiennement à son fonctionnement. La réputation de l’institution concerne directement ses employés, tout comme son affaiblissement affecte leur outil de travail et leur mission au service de la population.

Le syndicat estime ainsi qu’il est contradictoire d’accuser les employés qui dénoncent des dysfonctionnements de vouloir nuire à l’institution qu’ils servent. Au contraire, il soutient que c’est leur attachement à l’INFP qui les pousse à alerter sur les pratiques susceptibles de compromettre son avenir.

Dans sa prise de position, le SESNFP critique une gestion fondée sur les apparences et appelle à des réformes réelles. Il évoque notamment des problèmes liés à la gouvernance, au fonctionnement administratif et à la gestion de l’institution, qui, selon lui, nécessitent des réponses concrètes.

Pour le syndicat, l’idée selon laquelle ses actions chercheraient à fragiliser l’INFP ne repose sur aucun fondement. Il estime qu’un personnel engagé dans la vie d’une institution n’a aucun intérêt à assister à sa dégradation.

Le SESNFP affirme ne pas réclamer l’impossible. Il demande simplement le respect des règles administratives, la valorisation des compétences, l’application du principe de responsabilité et une gestion publique plus transparente.

L’organisation déplore également une tendance, dans l’administration publique haïtienne, à considérer toute critique comme une attaque. Selon elle, demander des comptes, réclamer de la transparence et proposer des améliorations relève pourtant d’un fonctionnement normal dans une institution démocratique.

« Exprimer des inquiétudes, dénoncer des dérives et demander des corrections ne constituent pas des actes de chantage, mais des responsabilités syndicales fondamentales », soutient le SESNFP.

Le syndicat estime que le véritable danger pour l’INFP ne vient pas des alertes formulées par les employés, mais d’une culture administrative où les critiques sont perçues comme des menaces et où la préservation de l’image prend le dessus sur la résolution des problèmes.

Le SESNFP assure qu’il continuera à défendre les intérêts des employés, mais également ceux de l’INFP, des apprenants, des familles haïtiennes et de la formation professionnelle en général.

Pour le syndicat, défendre l’institution ne signifie pas approuver toutes les décisions prises en son nom. C’est aussi avoir le courage de dénoncer ce qui pourrait compromettre son avenir.

Vant Bèf Info (VBI)


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