FIFA : la fronde des fédérations menace le plan à 20 milliards de dollars d’Infantino

La FIFA traverse l’une de ses pires crises internes des dernières années. Son président, Gianni Infantino, veut ouvrir le capital du football mondial à des investisseurs privés. Une large partie de la planète football dit non.

Crédit : Google

Le signal d’alarme est venu de l’intérieur. Carlos Cordeiro, ex-banquier américain et principal conseiller d’Infantino, a claqué la porte.

Dans son message d’adieu sur LinkedIn, il a dénoncé un projet qui reviendrait à céder une part permanente du bien le plus précieux du football pour seulement 4,2 milliards de dollars. Selon lui, l’opération hypothéquerait l’avenir du sport sans réelle justification.

Sa sortie a mis le feu aux poudres. Des fédérations membres de l’UEFA, de la CONCACAF et de la Confédération asiatique de football ont rejeté le projet dans la foulée.

Un projet à 20 milliards qui inquiète

Au cœur de la controverse : la création de FIFA Forward Enterprise (FFE), une filiale valorisée à 20 milliards de dollars. Vingt pour cent de son capital reviendraient à des intérêts privés.

Cette entité piloterait les activités commerciales de la FIFA et l’organisation de ses tournois, Coupe du Monde comprise. Elle pourrait même décider de détails aussi sensibles que les pauses hydratation et la publicité qui les accompagne pendant les matchs.

L’Espagne, otage collatéral du bras de fer

Le conflit dépasse déjà les questions de gouvernance. Si le boycott de l’UEFA se confirme, les sélections espagnoles féminine et masculine pourraient être privées de leurs Coupes du monde 2027 et 2030, faute de pouvoir défendre leur titre.

Une conséquence sportive lourde, pour un débat qui reste avant tout financier.

Infantino monte au créneau

Le président suisse rejette l’idée d’un bradage du football. Il assure que l’argent levé serait redistribué aux 211 fédérations membres pour financer infrastructures, formation, compétitions et développement du sport sur le terrain.

Son argument : trop peu de la valeur commerciale générée par le football profite aujourd’hui à ceux qui en ont le plus besoin. Et capter cette valeur demanderait, selon lui, une expertise financière que la FIFA ne possède pas en interne.

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une proposition. Mais elle doit être soumise au vote des 211 fédérations avant le 19 septembre.

Un délai très court pour trancher ce qui pourrait devenir la plus grande révolution économique du sport le plus populaire de la planète.

Vant Bèf Info ( VBI)


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