Haïti-Élections : Wilson Jeudy critique le décret électoral et demande des clarifications

Le maire de Delmas et dirigeant de Vision, Action, Réalisation (VAR), Wilson Jeudy, critique certaines dispositions du décret électoral. Il s’est exprimé le 7 août lors d’une visite au marché agricole de Delmas, organisée à l’initiative de RAMSA.

Delmas, le 9 août 2026. — Selon Wilson Jeudy, plusieurs dispositions du décret présentent des incohérences. Il estime qu’elles pourraient fragiliser le processus électoral et susciter des contestations.

Un problème de calendrier

Wilson Jeudy évoque notamment le délai de deux mois prévu par le décret pour certaines catégories de candidats.

Il relève un décalage entre ce délai et le calendrier électoral annoncé.

« Il existe un sérieux décalage entre les dispositions du décret électoral et le calendrier publié », affirme-t-il.

Selon le dirigeant du VAR, le décret serait entré en vigueur le 2 juillet.

Il s’interroge donc sur l’application d’un délai de deux mois avant l’ouverture des inscriptions annoncée pour le 20 août.

Wilson Jeudy demande une clarification sur le mode de calcul de ce délai.

Il estime que l’application des dispositions doit être suffisamment claire pour éviter les contestations.

La question de la non-rétroactivité

L’avocat Me Jean Richard Vilmé soulève également une question juridique.

Il évoque le principe de non-rétroactivité de la loi.

Selon lui, une nouvelle disposition ne devrait pas produire d’effets juridiques sur une situation antérieure à son entrée en vigueur, sauf disposition contraire.

« Si certaines personnes étaient déjà engagées dans un processus ou une situation administrative avant le 2 juillet, il faudrait préciser sur quelle base juridique une nouvelle obligation pourrait leur être opposée », explique Me Vilmé.

Le CEP appelé à clarifier les règles

L’homme de loi évoque aussi la hiérarchie des normes.

Selon lui, le calendrier électoral doit rester conforme au décret qui lui sert de fondement.

Il ne devrait donc ni modifier ni contredire les dispositions de ce texte.

Pour Me Vilmé, la question concerne la sécurité juridique et la prévisibilité des règles électorales.

Dans ce contexte, Wilson Jeudy et Me Jean Richard Vilmé appellent à une clarification du Conseil électoral provisoire (CEP).

L’objectif est de préciser les conditions d’application du décret et son articulation avec le calendrier électoral.

À l’approche des prochaines étapes du processus, ces interrogations pourraient alimenter les débats sur la crédibilité et la sécurité juridique des prochaines élections.

Judelor Louis Charles
Vant Bèf Info (VBI)


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