Haïti : un nouveau contingent tchadien rejoint la Force de répression des gangs
Un nouveau contingent de militaires tchadiens est arrivé en Haït lei jeudi 17 septembre pour rejoindre la Force de répression des gangs (FRG), ou Gang Suppression Force (GSF). L’annonce a été faite ce vendredi par la mission sur son compte officiel sur X.

Port-au-Prince, le 18 septembre 2026. —La FRG n’a pas précisé le nombre de militaires concernés. Elle indique que ce nouveau contingent doit renforcer le personnel déjà déployé et soutenir la poursuite du déploiement de la force.

La FRG poursuit son déploiement
Cette arrivée intervient alors que la FRG poursuit sa montée en puissance. Selon le Security Council Report, sa composante militaire comptait 1 083 personnels au 8 juillet 2026. La composante civile comptait alors 16 personnes.
La force avait commencé ses premières patrouilles le 1er juin. Elle a mené sa première opération de sécurité le 21 juin. Son déploiement restait toutefois limité au début du mois d’août.
La pleine capacité opérationnelle est alors attendue entre octobre et la fin de l’année 2026.
Des contingents du Tchad, de la Jamaïque, de la Mongolie et du Sri Lanka ont rejoint la FRG après le départ progressif des forces kényanes en avril.
Une force autorisée à mobiliser 5 500 personnels
La FRG a été créée par la résolution 2793 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 30 septembre 2025. Elle a remplacé la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya.
Son mandat initial est de douze mois. La force peut compter jusqu’à 5 500 militaires et policiers.
La FRG doit notamment mener des opérations contre les groupes armés, protéger les infrastructures essentielles et faciliter l’accès humanitaire. Elle doit travailler avec la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H).
L’ONU a également mis en place le Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (UNSOH). Celui-ci fournit un soutien logistique et opérationnel à la force. Il est pleinement opérationnel depuis le 1er avril 2026.
Une situation sécuritaire toujours préoccupante
Le renforcement de la FRG intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences armées.
Selon le BINUH, au moins 1 642 personnes ont été tuées et 745 autres blessées entre janvier et mars 2026.
Entre avril et juin, au moins 1 408 personnes ont été tuées et 656 autres blessées, selon la même source. Des violences particulièrement importantes ont été enregistrées dans plusieurs zones de la capitale et dans l’Artibonite.
Les déplacements de population restent également importants. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) recensait 1 466 862 personnes déplacées internes en mai 2026.
Dans l’Ouest, les attaques menées à Kenscoff le 23 août ont entraîné le déplacement de plus de 2 600 personnes. Dans l’Artibonite, les violences enregistrées depuis le 6 juillet à Dessalines et Petite-Rivière ont déplacé environ 6 250 personnes, selon l’UNFPA.
Le contingent tchadien renforce la force internationale
L’arrivée de ces militaires tchadiens constitue donc un nouveau renforcement de la FRG.
La mission n’a pas précisé leur effectif ni les zones dans lesquelles ils seront déployés.
La FRG poursuit ainsi son déploiement alors que les violences, les déplacements de population et les besoins humanitaires restent élevés en Haïti.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
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