Cap-Haïtien : un journaliste-caméraman de la TNH affirme avoir été agressé par un agent de l’USP

Jean Louis Avril Junior, journaliste-caméraman à la Télévision nationale d’Haïti (TNH), affirme avoir été frappé au niveau de la gorge par un agent affecté à l’Unité de sécurité du Premier ministre (USP), alors qu’il couvrait la visite officielle du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dans le département du Nord.

Cap-Haïtien, 31 juillet 2026.- Selon une note publiée par l’Union des journalistes du Nord d’Haïti (UJNH), le professionnel de la presse effectuait des prises de vue au marché de la Rue 3, au Cap-Haïtien, lorsqu’un des agents de sécurité du chef du gouvernement l’aurait violemment agressé, vendredi 31 juillet 2026, vers 11 heures.

L’organisation de presse condamne fermement ce qu’elle qualifie d’« acte barbare » et réclame que justice soit rendue.

D’après l’UJNH, l’auteur présumé de l’agression est un agent affecté à l’Unité de sécurité du Premier ministre (USP).

« Alors que le journaliste était dûment identifié, non seulement comme travailleur de la presse, mais également comme fonctionnaire de l’État, nous assistons aujourd’hui à des bavures d’une gravité inacceptable », déplore l’organisation dans sa note.

Pour l’UJNH, cette agression constitue une grave atteinte à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et au droit des journalistes d’exercer leur profession en toute sécurité. Elle demande l’ouverture rapide d’une enquête afin d’identifier et de sanctionner le responsable présumé.

« C’est la première fois que ce genre de situation m’arrive », témoigne Jean Louis Avril Junior

Caméraman à la Télévision nationale d’Haïti depuis plus d’une dizaine d’années, Jean Louis Avril Junior affirme n’avoir jamais eu de problème avec les forces de l’ordre avant cet incident, que ce soit à Port-au-Prince ou au Cap-Haïtien.

Dans un échange téléphonique avec la rédaction de Vant Bèf Info, le journaliste revient sur les circonstances de l’agression présumée.

« C’est la première fois que ce genre de situation m’arrive. Comme le Premier ministre arrivait dans une foule, j’ai escaladé un mur pour avoir une meilleure vue. Soudain, le policier m’a demandé de descendre. J’ai obéi sans protester. Ensuite, lorsque j’ai essayé d’approcher du VIP, il m’a demandé de quitter l’espace. D’un ton ferme, j’ai répondu que je suis journaliste à la TNH, et il m’a frappé au cou », raconte M. Avril.

Le journaliste indique souffrir énormément et éprouver de grandes difficultés à avaler, même sa salive.

Pierre Daniel Lamartinière
Vant Bèf Info (VBI)


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