Bas-Artibonite : l’Hôpital Saint-Nicolas sous pression face à l’afflux de déplacés
Hôpital Saint-Nicolas fait face à une forte pression depuis l’augmentation du nombre de déplacés fuyant les violences armées dans le Bas-Artibonite. Les affrontements et les attaques de gangs dans plusieurs communes, notamment Liancourt, Petite-Rivière de l’Artibonite et Marchand-Dessalines, ont poussé des milliers d’habitants à se réfugier à Saint-Marc.

Saint-Marc, 7 mai 2026. — L’Hôpital Saint-Nicolas, l’un des principaux centres hospitaliers publics de la région, doit désormais répondre à une demande croissante en soins de santé.

Selon Me Didier Vérité, conseiller technique de l’établissement, l’hôpital fonctionne sous forte pression en raison du manque de ressources humaines et matérielles.
Sous la direction du Dr Alcy Chovel, les équipes médicales continuent d’assurer les services d’urgence, les consultations et les soins maternels malgré l’augmentation du nombre de patients.
Les statistiques des trois premiers mois de 2026 montrent l’ampleur de l’activité hospitalière :
Janvier : 7 304 consultations et 488 accouchements, dont 101 césariennes ;
Février : 7 344 consultations et 306 accouchements, dont 82 césariennes ;
Mars : 7 202 consultations et 284 accouchements, dont 58 césariennes.
L’arrivée continue de déplacés internes accentue la pression sur les services hospitaliers, selon les responsables.
Dans ce contexte, les équipes médicales doivent adapter leur fonctionnement pour répondre aux besoins d’une population de plus en plus vulnérable.
Malgré les difficultés, l’Hôpital Saint-Nicolas poursuit ses activités et reste un centre de référence pour les habitants affectés par la crise sécuritaire dans le Bas-Artibonite.
Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info (VBI)
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