Après des cas de hantavirus en mer, l’OMS écarte le risque d’une nouvelle pandémie

L’Organisation mondiale de la santé a affirmé jeudi qu’il n’existe « aucune raison » de penser que l’épidémie de hantavirus détectée sur un navire de croisière puisse évoluer en pandémie mondiale.

Crédit : EFE

L’agence onusienne insiste également sur un point : cette situation ne peut pas être comparée à l’émergence du COVID-19.

Lors d’un point de presse, Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de la prévention et de la préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, a rappelé que le hantavirus est « un virus très différent », déjà connu des autorités sanitaires depuis plusieurs années.

« Ce n’est pas le début d’une pandémie comme la COVID-19 », a-t-elle déclaré. Selon elle, l’épidémie reste limitée à « un espace confiné », avec seulement cinq cas confirmés à ce stade.

Une transmission différente du coronavirus

L’OMS souligne aussi que le mode de transmission du hantavirus diffère fortement de celui du coronavirus responsable de la pandémie de 2020.

Maria Van Kerkhove explique que le hantavirus se transmet principalement par contact étroit et intime. À l’inverse, le virus de la COVID-19 se propage par voie respiratoire, ce qui facilite une diffusion rapide à grande échelle.

Cette différence réduit considérablement le risque d’une propagation mondiale similaire à celle observée il y a six ans.

Un précédent en Argentine

De son côté, Abdirahman Mohamud a rappelé qu’une situation comparable s’était produite en Argentine entre 2018 et 2019.

À l’époque, l’épidémie avait provoqué 34 infections avant d’être maîtrisée par les autorités sanitaires.

Vant Bèf Info

Avec OMS


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