CSPN : combien de drames faudra-t-il encore pour assumer l’échec ?
Une vidéo montrant une femme brutalement agressée à coups de machette a provoqué stupeur et colère en Haïti. Au-delà des images, il y a surtout une victime. Une femme avec une famille, des proches et une vie qui ne sera plus la même.

Port.au.Prince, 5 septembre 2026.- Cette scène rappelle une réalité devenue quotidienne : l’insécurité continue de menacer la population.
Pour de nombreux Haïtiens, la peur accompagne désormais les gestes les plus simples. Aller travailler, prendre les transports, se rendre au marché ou rentrer chez soi peut devenir une source d’inquiétude.
Une question s’impose alors : que fait concrètement le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) face à cette situation ?
L’insécurité face aux responsabilités de l’État
Le CSPN ne peut pas considérer chaque nouvelle victime comme un épisode supplémentaire de la crise sécuritaire.
Derrière chaque victime, il y a une famille. Des enfants attendent un parent. Des proches vivent avec les conséquences d’une violence qui ne s’arrête pas au moment de l’attaque.
La responsabilité des autorités sécuritaires est donc directement engagée.
Les citoyens ne demandent pas des miracles. Ils demandent de pouvoir circuler, travailler et rentrer chez eux sans craindre constamment d’être attaqués par des hommes armés.
Des stratégies, mais quels résultats ?
Les autorités parlent régulièrement de stratégies, d’opérations et de contrôle du territoire.
Mais une politique de sécurité ne peut pas être évaluée uniquement dans les salles de réunion.
Elle doit produire des résultats visibles sur le terrain.
Dans les quartiers, la question reste la même : où sont les résultats ?
La population doit pouvoir constater une amélioration de la sécurité. Elle doit pouvoir circuler avec moins de peur. Elle doit pouvoir retrouver progressivement une vie normale.
Le CSPN doit rendre des comptes
Face à la persistance de l’insécurité en Haïti, le CSPN doit expliquer ses actions et leurs résultats.
Quelles mesures sont prises pour empêcher de nouvelles attaques ? Quels territoires sont effectivement sécurisés ? Quels résultats les forces de sécurité peuvent-elles présenter ?
Et lorsque les dispositifs de sécurité échouent, qui en assume la responsabilité ?
Condamner une atrocité après sa commission ne suffit plus. Les citoyens attendent des actions capables de prévenir ces violences.
La femme agressée ne doit pas devenir une victime de plus dans les statistiques. Son histoire doit rappeler que chaque victime représente une vie humaine et une famille brisée.
La protection des citoyens constitue une responsabilité fondamentale de l’État.
Le CSPN est aujourd’hui confronté à cette responsabilité. Il ne peut pas se limiter aux communiqués et aux déclarations.
Combien de familles devront encore être brisées avant que l’échec de la politique sécuritaire soit pleinement reconnu ?
La population ne réclame pas l’impossible. Elle demande un droit élémentaire : pouvoir sortir de chez soi le matin avec l’espoir de rentrer vivant le soir.
Vant Bèf Info (VBI)
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