Le président du CEP, Jacques Desrosiers, annonce qu’il est impossible d’organiser les élections avant le 7 février.
Ce matin, sur les ondes de Radio Méga, le président du Conseil Électoral Provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, a confirmé qu’il est désormais impossible d’organiser les élections avant le 7 février. Cette déclaration ne fait que confirmer une réalité déjà bien ancrée.

En effet, l’insécurité, qui continue de se propager, constitue un obstacle majeur. Elle touche particulièrement les deux principaux bassins électoraux du pays : l’Ouest, où se trouve la capitale, et l’Artibonite, le plus vaste département du pays et le deuxième en termes de nombre d’électeurs. Selon l’ONU, l’Ouest serait contrôlé à 90 % par des groupes criminels.
Bien que le mandat du Conseil présidentiel de transition soit censé se terminer le 7 février 2026, la situation sécuritaire du pays rend toute élection impossible dans les délais prévus. Cette réalité soulève des interrogations sur l’avenir du pays face à une telle incertitude. Rappelons que la mission initiale du Conseil était d’organiser des élections pour renouveler les dirigeants du pays, tout en améliorant la sécurité et en apportant un minimum de stabilité sociale.
Cependant, à un moment où la communauté internationale, qui soutient le pouvoir actuel, semble piétiner dans ses positions, et où les acteurs locaux peinent à trouver des solutions efficaces, le sort du peuple haïtien, pris en otage par les groupes criminels, devient de plus en plus alarmant.
Moïse François
Vant Bèf Info
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