Transition politique en Haïti : le KPC réclame une reconfiguration avant le 7 juin 2026

Le parti politique Konviksyon Pou Chanjman (KPC) appelle à une reconfiguration de la transition politique en Haïti avant l’échéance du 7 juin 2026. Dans une note publiée mercredi, le parti estime que les principaux objectifs de la transition n’ont pas été atteints.

Le KPC critique le bilan de la transition

Port-au-Prince, 27 mai 2026.- Le KPC rappelle que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est en fonction depuis le 7 février 2026. Selon le parti, les priorités annoncées concernaient le rétablissement de la sécurité et l’organisation des élections.

Toutefois, la formation politique affirme qu’aucun progrès majeur n’a été enregistré sur ces deux dossiers.

Le parti dénonce l’aggravation de l’insécurité

Le KPC évoque une détérioration continue de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays. Le parti souligne l’expansion des groupes armés, le contrôle de plusieurs axes routiers stratégiques et la multiplication des violences.

La note mentionne également les assassinats du professeur Bernard Brousseau et du docteur Roger Germain du GAMA Laboratoire. Le KPC estime que ces crimes illustrent l’incapacité de l’État à protéger la population.

Des inquiétudes autour du processus électoral

Concernant les élections, le parti affirme que plusieurs blocages persistent entre le gouvernement et le Conseil électoral provisoire (CEP).

Le KPC cite notamment :

l’enregistrement des partis politiques ;

les exigences administratives ;

le projet de décret électoral.

Le parti se dit aussi préoccupé par certaines propositions de réforme au sein du CEP, notamment le remplacement du poste de Directeur exécutif par celui de Directeur général.

Selon le KPC, toute réforme institutionnelle doit faire l’objet d’un consensus national afin de préserver l’indépendance du processus électoral.

Le 7 juin 2026 présenté comme une échéance majeure

Le parti rappelle que l’article 149 de la Constitution amendée limite à 120 jours la durée maximale de l’intérim présidentiel.

Pour le KPC, l’échéance du 7 juin 2026 ne peut être prolongée sans un nouvel accord politique fondé sur la légalité et le consensus.

Le KPC appelle au dialogue politique

En conclusion, Konviksyon Pou Chanjman invite les acteurs politiques et institutionnels à ouvrir rapidement des discussions afin de redéfinir le cadre de la transition.

Le parti estime qu’un nouveau consensus est nécessaire pour éviter une aggravation de la crise politique et sécuritaire en Haïti.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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