Rentrée scolaire 2026-2027 : des syndicats dénoncent les conditions de réouverture des classes
À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le lundi 7 septembre, l’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH dénoncent la gestion de la réouverture des classes par le gouvernement. Les trois organisations syndicales réclament une rentrée plus équitable et mieux organisée. Elles dénoncent aussi des violences policières présumées contre des parents venus bénéficier d’un programme de subvention du Fonds national d’éducation (FNE).

Delmas, 6 septembre 2026. — La rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce sous tension. L’Union nationale des normaliens-normaliennes haïtiens (UNNOH), le Collectif des enseignants pour la nouveauté de l’éducation en Haïti (CENEH) et la Centrale unitaire des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé d’Haïti (CUTRASEPH) contestent les conditions de préparation de la nouvelle année scolaire.
Les trois organisations ont exprimé leur position lors d’une conférence de presse tenue vendredi 4 septembre à Delmas. Elles dénoncent notamment ce qu’elles qualifient de négligence des autorités face aux difficultés des enseignants et des familles.
Les syndicats critiquent la gestion du gouvernement. Ils mettent également en cause le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Vijonet Demero.
Une rentrée scolaire sous tension
Pour l’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH, les conditions ne sont pas réunies pour garantir une rentrée normale.
Les organisations syndicales évoquent les conditions de travail des enseignants. Elles soulignent aussi les difficultés économiques auxquelles sont confrontés de nombreux parents.
Elles maintiennent, dans ce contexte, leur appel au boycott de la rentrée scolaire sous l’actuel gouvernement.
Les syndicats réclament une rentrée organisée dans des conditions plus équitables. Ils demandent des mesures en faveur des élèves, des parents et des enseignants.
Le FNE au centre des critiques
La gestion du Fonds national d’éducation (FNE) constitue un autre point de tension.
L’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH dénoncent ce qu’elles considèrent comme une politisation de l’institution. Elles critiquent également la gestion de sa directrice générale, Jefnie Toussaint.
Selon les syndicats, les démarches liées au programme de subvention scolaire ont créé de la confusion chez plusieurs parents.
Ils réclament des mécanismes plus clairs et accessibles. Ils insistent également sur la nécessité d’une gestion transparente des fonds destinés aux familles.
Des parents auraient été exposés aux gaz lacrymogènes
Les organisations syndicales dénoncent également les conditions d’accueil de certains parents au FNE.
Selon leurs déclarations, des parents venus déposer leurs dossiers ou accéder au programme de subvention auraient été confrontés à des actes de brutalité policière.
Les syndicats rapportent notamment l’utilisation de gaz lacrymogènes par des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) présents sur les lieux.
Ils affirment que plusieurs parents n’auraient pas pu bénéficier de la subvention malgré leurs déplacements et leurs démarches.
L’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH jugent cette situation préoccupante. Ils rappellent que de nombreuses familles font déjà face à de fortes difficultés économiques.
Les organisations demandent que les bénéficiaires soient accueillis dans des conditions respectueuses. Elles réclament également davantage de transparence dans la gestion des programmes sociaux.
Les syndicats réclament le respect de l’accord du 20 janvier 2025
Les revendications syndicales dépassent la seule question de la rentrée scolaire.
L’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH exigent le respect intégral de l’accord signé le 20 janvier 2025.
Elles réclament notamment l’amélioration des conditions de travail des enseignants. Elles demandent aussi à l’État de respecter ses engagements envers le secteur éducatif.
Pour les syndicats, la rentrée scolaire ne peut pas se résumer à la réouverture des établissements.
Les conditions de travail des enseignants et les difficultés des familles doivent également être prises en compte, soutiennent-ils.
La pression maintenue sur le gouvernement
À quelques heures de la rentrée du 7 septembre, les trois organisations maintiennent la pression sur les autorités.
Elles demandent au gouvernement de revoir sa gestion du secteur éducatif. Elles réclament également des mesures concrètes pour garantir une rentrée plus équitable et mieux organisée.
Le respect des parents, l’amélioration des conditions de travail des enseignants et la transparence dans la gestion des subventions figurent parmi leurs principales exigences.
La rentrée scolaire 2026-2027 intervient ainsi dans un climat marqué par les revendications syndicales et les critiques contre la gestion du système éducatif.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)
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