Mieux comprendre la valeur de la victoire des rouges sur les blues
C’était prévu. La sélection espagnole de football a noté d’avance les failles de l’équipe nationale française. En d’autres termes, les rouges ont lu, bien avant, le score 2-0, non encore affiché, qu’ils ont infligé aux Bleus.

Au début, la France a laissé l’impression de pouvoir traverser la 23ème édition mondiale de football, sans le moindre accroc. Avec, bien entendu, 6 victoires en autant de rencontres, trois clean sheets consécutifs, une défense souveraine et une attaque qui fait trembler toutes les défenses du tournoi. Kylian Mbappé, capitaine et leader offensif, totalise déjà huit buts et trois passes décisives. A ses côtés, Ousmane Dembélé, Ballon d’Or et double vainqueur de la Ligue des champions, qui a parfaitement incarné, l’état d’esprit de cette sélection.
Malgré cet impressionant statut, celui-ci a mis le collectif avant sa gloire personnelle. Avec 5 buts et deux passes décisives, il est devenu le lieutenant idéal de Mbappé. Michael Olise, quant à lui, qui s’est imposé comme le véritable architecte du jeu français. Ses 5 passes décisives, meilleures du tournoi, illustrent son intelligence dans les trente derniers mètres. Derrière eux, Bradley Barcola et Désiré Doué entretiennent une concurrence qui maintient un niveau d’exigence élevé, tandis que Manu Koné et Adrien Rabiot assurent un équilibre précieux au milieu. Enfin, la solidité de Lucas Digne, William Saliba, Dayot Upamecano, Jules Koundé et Mike Maignan explique pourquoi les Bleus, n’ont plus encaissé, jusqu’à la date du 14 juillet 2026, le moindre but, après 3 rencontres. Didier Deschamps l’a souvent répété : « Les grandes compétitions se gagnent grâce à l’équilibre entre le talent individuel et la force du collectif». Cette équipe a failli, illustrer cette philosophie à la perfection.
Pourtant, l’invincibilité supposée, n’a pas estompé les fragilité de la France que l’Espagne a su bien lire, en filigrane.
Deux équipes seulement ont réussi à fissurer l’armure française, à savoir: le Sénégal et le Paraguay.
Ces deux adversaires ont montré qu’en réduisant les espaces, en remportant les duels, tout imposant une intensité constante, qu’il était facile de ralentir la machine française. Une observation que l’Espagne ne pouvait pas se permettre de negliger. Championne d’Europe en titre, la Roja possède sans doute les qualités les plus adaptées pour mettre en pratique les enseignements reçus et consignes passés sur le terrain, soit la maîtrise exceptionnelle du ballon, la circulation rapide et l’intelligence collective, capables d’user quel que soit l’adversaire.
Luis de la Fuente l’a rappelé avant cette demi-finale a dit: «Pour battre une équipe comme la France, il faudra être courageux avec le ballon, discipliné sans lui et jouer avec notre identité jusqu’au bout».
Les grandes équipes ne sont pas seulement celles qui dominent, mais aussi et surtout, celles qui savent trouver des solutions lorsque leur football est remis en question.
Donc, la Roja (l’Espagne) donne rendez-vous au Stade New York (NJ)’, dimanche 19 juillet pour la finale face à l’Argentine ou l’Angleterre qui s’annonce choc.
Jean Calix Lestius
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