Lutte contre le VIH/SIDA : Haïti appelle à préserver les services malgré la baisse de l’aide internationale
Face à la diminution des financements internationaux, Haïti plaide pour la continuité des services de prévention et de traitement du VIH/SIDA. À Genève, le directeur général du ministère de la Santé publique, le Dr Gabriel Thimothé, a défendu une riposte durable reposant sur un engagement accru de l’État et le maintien du soutien des partenaires internationaux.

Genève, le 9 juillet 2026 – Le directeur général du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), le Dr Gabriel Thimothé, a conduit la délégation haïtienne à la réunion du Conseil de coordination du programme ONUSIDA. Les travaux se sont déroulés du 30 juin au 2 juillet au siège de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à Genève.

La rencontre a réuni les États membres et les partenaires internationaux. Les échanges ont porté sur les résultats de la lutte contre le VIH/SIDA, la gestion des programmes et les effets de la baisse de l’aide internationale sur les services de santé.
Haïti alerte sur les risques liés à la baisse des financements
Au cours des discussions, le Conseil de coordination d’ONUSIDA a validé plusieurs rapports. Ceux-ci concernent les résultats obtenus, la gestion financière et les questions d’éthique.
Les participants ont également examiné les difficultés rencontrées par plusieurs pays pour maintenir les services destinés aux personnes vivant avec le VIH.
De son côté, la délégation haïtienne a exprimé ses inquiétudes face à une éventuelle fusion d’ONUSIDA avec d’autres agences des Nations unies. Selon elle, cette réforme pourrait réduire l’autonomie et l’efficacité du programme dans la réponse mondiale au VIH/SIDA.
Le MSPP mise sur un financement national renforcé
Lors de son intervention, le Dr Gabriel Thimothé a présenté les progrès réalisés par Haïti. Il a également réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre les efforts engagés.
Par ailleurs, le responsable du MSPP a annoncé la réflexion autour d’un Fonds national de soutien à la riposte contre le VIH/SIDA. Ce mécanisme viserait à renforcer les ressources nationales afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure.
Toutefois, il a reconnu plusieurs défis. Il a notamment évoqué la réduction des effectifs, les contraintes budgétaires et la nécessité d’adapter les stratégies nationales à un contexte marqué par la diminution des financements internationaux.
La continuité des soins reste une priorité
« La continuité des soins demeure une priorité », a déclaré le Dr Gabriel Thimothé.
Il a appelé à une meilleure coordination des ressources disponibles et à une gestion plus efficace des financements. Il a également plaidé pour une implication accrue de l’État haïtien dans le financement de la riposte au VIH/SIDA.
Enfin, le directeur général du MSPP a insisté sur la nécessité de mettre en place un plan de contingence. Selon lui, ce dispositif doit garantir la continuité des services de prévention, de traitement et d’accompagnement des personnes vivant avec le VIH.
À travers cette intervention à Genève, Haïti a réaffirmé son engagement dans la lutte contre le VIH/SIDA. Le pays défend une approche durable, fondée sur la responsabilité nationale et le maintien des mécanismes internationaux de soutien.
Moïse François
Vant Bèf Info ( VBI)
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