Haïti : l’Opposition Progressiste manifeste devant l’OEA et réclame un nouvel exécutif avant les élections

Le regroupement politique « Opposition Progressiste » a manifesté, mardi 28 juillet, devant les bureaux de l’Organisation des États américains (OEA), à Pétion-Ville. Les protestataires dénoncent la gouvernance du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, critiquent l’implication des partenaires internationaux et demandent la mise en place d’un exécutif bicéphale avant toute élection.

CP: Christina Juliana Vilmé / Vant Bèf Info

Réunis devant les locaux de l’OEA, les membres de l’« Opposition Progressiste », composée de partis politiques et d’organisations de la société civile, ont affirmé que les conditions actuelles ne permettent pas d’organiser des élections libres, inclusives et crédibles.

Selon eux, l’insécurité généralisée, la présence de groupes armés sur plusieurs territoires et la crise institutionnelle empêchent la tenue d’un scrutin respectant les normes démocratiques.

Les manifestants estiment que la priorité doit être le rétablissement de la sécurité et de la stabilité politique avant toute consultation populaire.

Les manifestants dénoncent l’ingérence de l’OEA, de la CARICOM et de l’ONU

Par ailleurs, les responsables du mouvement ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’« ingérence politique » des partenaires internationaux dans les affaires internes d’Haïti.

Ils ont notamment mis en cause l’OEA, la CARICOM et l’Organisation des Nations unies (ONU). À leurs yeux, ces institutions portent une part de responsabilité dans la crise politique actuelle.

Les protestataires dénoncent également une concentration du pouvoir entre les mains d’un nombre limité d’acteurs politiques.

Un exécutif bicéphale réclamé avant tout processus électoral

Au cours de la mobilisation, plusieurs intervenants ont appelé la population à se mobiliser pour favoriser un changement de gouvernance et renforcer les institutions du pays.

Les dirigeants de l’« Opposition Progressiste » estiment que le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé ne dispose ni de la légitimité politique ni des conditions sécuritaires nécessaires pour organiser les prochaines élections.

Ils proposent donc la mise en place d’un exécutif bicéphale comprenant un Premier ministre qu’ils jugent légitime et conforme aux dispositions légales.

Selon le regroupement, cette transition constitue une étape indispensable avant la reprise du processus électoral en Haïti.

Christina Juliana Vilmé

Vant Bèf Info


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