Calendrier électoral : l’Entente Nationale juge le nouveau chronogramme du CEP « irréaliste » et réclame des garanties sécuritaires
Le parti politique Entente Nationale (ENA) critique le second calendrier électoral publié par le Conseil électoral provisoire (CEP). Dans une note de presse diffusée ce jeudi, le parti estime que ce chronogramme ne tient pas compte des réalités sécuritaires, logistiques et financières du pays. Selon lui, cette situation compromet la crédibilité du processus électoral.

Port-au-Prince, le 30 juillet 2026. L’ENA rappelle avoir déjà exprimé des réserves lors de la publication du premier calendrier électoral. Le parti plaidait alors pour un chronogramme « réaliste », fondé sur les conditions sécuritaires réelles du pays. Il estime que la planification des élections devrait être élaborée en concertation avec les autorités chargées de garantir la sécurité.
Le parti s’interroge également sur la décision du CEP de publier un calendrier tout en précisant que son application dépendra de l’existence d’un « climat sécuritaire acceptable ». Selon l’ENA, cette formulation, qui ne définit pas clairement les critères retenus, entretient l’incertitude quant à la tenue des élections et suscite des inquiétudes au sein de la population.
Dans sa note, l’ENA soulève aussi plusieurs difficultés techniques et logistiques. Le parti affirme que de nombreuses cartes électorales n’ont pas encore été remises à leurs titulaires. Il évoque également des anomalies dans le processus d’enregistrement, affirmant que certaines zones comptent un nombre de cartes produites supérieur à la population en âge de voter. Selon l’ENA, ces irrégularités fragilisent davantage la crédibilité du scrutin.
L’Entente Nationale critique par ailleurs les déclarations des autorités faisant état d’une amélioration de la situation sécuritaire. Le parti estime que ces affirmations ne correspondent pas à la réalité observée sur le terrain. Il soutient qu’avant toute échéance électorale, l’État doit garantir la sécurité des citoyens, la fiabilité du fichier électoral ainsi que la libre circulation des électeurs et des candidats.
Tout en réaffirmant sa volonté de participer aux prochaines élections à tous les niveaux, l’ENA considère que les conditions nécessaires à leur organisation ne sont toujours pas réunies. Le parti appelle les autorités à prendre les mesures requises afin d’éviter la répétition des violences ayant marqué le scrutin du 29 novembre 1987, qu’il présente comme un précédent majeur de l’histoire électorale haïtienne.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)
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