Haïti : l’UNESCO condamne le meurtre du journaliste Joseph Willard Vancol
L’UNESCO condamne le meurtre du journaliste et enseignant haïtien Joseph Willard Vancol. Il a été retrouvé mort le 9 septembre 2026 à Petit Boukan, dans la commune de Gressier. L’organisation appelle les autorités haïtiennes à enquêter sur ce meurtre et à traduire les responsables en justice.

Port-au-Prince, 30 septembre 2026. Le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, a condamné le meurtre de Joseph Willard Vancol. Dans une déclaration publiée le 29 septembre 2026, il a également appelé les autorités à faire la lumière sur cette affaire.
« Je condamne le meurtre de Joseph Willard Vancol », a déclaré Khaled El-Enany. Selon lui, les médias communautaires jouent un rôle essentiel dans l’accès à l’information, notamment dans les communautés défavorisées.
Par ailleurs, le directeur général de l’UNESCO demande une enquête approfondie. Il souhaite également que les auteurs du meurtre soient traduits en justice.
Joseph Willard Vancol, journaliste et enseignant
Joseph Willard Vancol était journaliste et enseignant. Il était notamment directeur de la radio communautaire Ti Boukan FM.
Dans cette station, il animait deux émissions. Il présentait ainsi « Pawòl chanjman », qui signifie « Des mots pour le changement », et « Òganize », traduit par « S’organiser ».
En outre, Joseph Willard Vancol avait occupé le poste de coordinateur du centre de formation de l’Institut de technologie et d’animation. Il était également engagé dans le développement et la pérennité des médias communautaires.
Un enlèvement avant sa mort
Selon les informations disponibles, Joseph Willard Vancol a été enlevé le 20 août 2026. D’après ces informations, des membres d’un gang armé l’auraient enlevé à l’Institut de technologie et d’animation.
Quelques semaines plus tard, les forces de l’ordre l’ont retrouvé mort. La découverte a eu lieu le 9 septembre dans la zone de Petit Boukan, à Gressier.
Toutefois, les informations disponibles ne précisent pas les circonstances exactes de sa mort. Elles ne permettent pas non plus d’établir publiquement l’identité des responsables.
L’UNESCO appelle à lutter contre l’impunité
Dans ce contexte, Khaled El-Enany appelle les autorités haïtiennes à mener une enquête approfondie. Il demande également que les responsables soient traduits en justice.
« L’impunité pour de tels crimes est inacceptable et ne doit pas être tolérée », a déclaré le directeur général de l’UNESCO.
De son côté, l’UNESCO indique poursuivre ses efforts pour renforcer la sécurité des journalistes. L’organisation mène notamment des campagnes de sensibilisation et des actions de renforcement des capacités.
Enfin, l’UNESCO rappelle son engagement dans le cadre du Plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. Ce dispositif vise notamment à renforcer la protection des professionnels des médias.
Ronald André
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
