Kenscoff sous l’emprise des gangs : des kits alimentaires distribués, mais l’insécurité persiste
À Kenscoff, commune stratégique pour l’approvisionnement agricole de Port-au-Prince, la crise sécuritaire continue de s’aggraver. Malgré une intervention de l’État à travers une distribution de kits alimentaires, les habitants dénoncent l’absence de mesures concrètes pour reprendre le contrôle de la zone occupée par des groupes armés.

Kenscoff, 25 mars 2026–
En effet, depuis plus d’un an, Kenscoff reste sous l’influence de gangs lourdement armés, plongeant la population dans une insécurité permanente. Le gouvernement haïtien, par le biais du Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), dirigé par Kesner Romilus, a procédé à la distribution de 850 kits alimentaires, sous l’impulsion du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le 25 mars 2026 à Port-au-Prince.
Cependant, si cette initiative apporte un soulagement temporaire à plusieurs centaines de familles déplacées, elle ne répond pas aux besoins essentiels en matière de sécurité. Les habitants continuent de fuir leurs quartiers, tandis que cette commune clé pour la production agricole nationale demeure largement abandonnée. Pour beaucoup, l’aide alimentaire ne saurait remplacer la présence de l’État ni garantir la protection des vies et des biens.

Par ailleurs, l’opération a été supervisée par le maire Massillon Jean et le Comité communal de Protection civile afin d’assurer un encadrement sécurisé. Néanmoins, sur le terrain, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une réponse jugée insuffisante face à l’ampleur de la crise sécuritaire.
De plus, le directeur général du FAES a réitéré l’engagement des autorités à améliorer les conditions de vie des déplacés et à rétablir la paix. Pourtant, la réalité reste préoccupante : axes routiers contrôlés par des groupes armés, établissements scolaires fermés et familles exposées à des violences répétées.
Ainsi, pour de nombreux observateurs et résidents, ces distributions apparaissent comme des mesures ponctuelles qui peinent à masquer un problème structurel plus profond. Kenscoff, disent-ils, a besoin d’actions durables : rétablissement de la sécurité, démantèlement des groupes armés et protection effective des citoyens.
En conclusion, tant que des réponses sécuritaires concrètes ne seront pas mises en œuvre, les habitants de Kenscoff resteront confrontés à une crise persistante, où l’urgence humanitaire se conjugue à une absence prolongée de l’État.
(Vant Bèf Info VBI)
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