Kenscoff : l’ORDEDH appelle à une réévaluation urgente de la stratégie sécuritaire

Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire à Kenscoff, l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) appelle les autorités haïtiennes à revoir rapidement l’efficacité des dispositifs mis en place par la Police nationale d’Haïti (PNH).

CP: Fildor PQ Egeder

Port-au-Prince, 24 août 2026

Dans une prise de position rendue publique alors que la commune fait face à une nouvelle flambée de violences, l’organisation estime qu’il devient nécessaire d’évaluer les allocations budgétaires consacrées à la sécurité ainsi que les stratégies opérationnelles déployées par la PNH depuis plus d’un an.

Selon l’ORDEDH, l’absence de résultats durables sur le terrain soulève également des interrogations sur le fonctionnement de la chaîne de commandement et sur les orientations stratégiques adoptées par les responsables de l’institution policière.

L’ORDEDH réclame un leadership renouvelé

L’organisation de défense des droits humains considère que la protection de la population doit rester la priorité des autorités. Elle préconise notamment une restructuration technique et un renouvellement du leadership au sein du haut commandement de la police afin de mieux répondre à la menace des groupes armés.

Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu à Kenscoff. Le 7 août dernier, une attaque à Viard 2 avait notamment fait plusieurs policiers blessés et entraîné l’incendie d’un véhicule blindé de la PNH. Des renforts des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et des brigades de vigilance avaient alors été mobilisés.

La situation s’est encore aggravée au cours de la nuit du 23 au 24 août. Des sources rapportent une attaque armée meurtrière dans plusieurs secteurs de Kenscoff. Reuters rapporte qu’au moins 30 personnes ont été tuées, tandis que le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) évoque provisoirement entre 30 et 40 morts et 15 à 20 blessés.

Le gouvernement annonce des renforts

À la suite de cette nouvelle offensive, le gouvernement haïtien a annoncé le déploiement de renforts et le renforcement du dispositif sécuritaire dans la commune. L’exécutif affirme avoir placé les forces de sécurité en état d’alerte maximale et promet de rétablir l’autorité de l’État à Kenscoff.

Pour l’ORDEDH, cependant, les réponses ponctuelles ne suffisent plus. L’organisation estime qu’une révision en profondeur des mécanismes de sécurité est nécessaire pour enrayer durablement la violence des groupes armés et restaurer la confiance de la population.

La crise de Kenscoff pose ainsi, au-delà de la question des moyens matériels, celle de l’efficacité globale de la réponse sécuritaire de l’État et de la capacité des autorités à protéger durablement les civils.

Jean Gilles Désinord
VKenscoff : l’ORDEDH appelle à une réévaluation urgente de la stratégie sécuritaire

Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire à Kenscoff, l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH) appelle les autorités haïtiennes à revoir rapidement l’efficacité des dispositifs mis en place par la Police nationale d’Haïti (PNH).

Port-au-Prince, 24 août 2026

Dans une prise de position rendue publique alors que la commune fait face à une nouvelle flambée de violences, l’organisation estime qu’il devient nécessaire d’évaluer les allocations budgétaires consacrées à la sécurité ainsi que les stratégies opérationnelles déployées par la PNH depuis plus d’un an.

Selon l’ORDEDH, l’absence de résultats durables sur le terrain soulève également des interrogations sur le fonctionnement de la chaîne de commandement et sur les orientations stratégiques adoptées par les responsables de l’institution policière.

L’ORDEDH réclame un leadership renouvelé

L’organisation de défense des droits humains considère que la protection de la population doit rester la priorité des autorités. Elle préconise notamment une restructuration technique et un renouvellement du leadership au sein du haut commandement de la police afin de mieux répondre à la menace des groupes armés.

Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu à Kenscoff. Le 7 août dernier, une attaque à Viard 2 avait notamment fait plusieurs policiers blessés et entraîné l’incendie d’un véhicule blindé de la PNH. Des renforts des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et des brigades de vigilance avaient alors été mobilisés.

La situation s’est encore aggravée au cours de la nuit du 23 au 24 août. Des sources rapportent une attaque armée meurtrière dans plusieurs secteurs de Kenscoff. Reuters rapporte qu’au moins 30 personnes ont été tuées, tandis que le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) évoque provisoirement entre 30 et 40 morts et 15 à 20 blessés.

Le gouvernement annonce des renforts

À la suite de cette nouvelle offensive, le gouvernement haïtien a annoncé le déploiement de renforts et le renforcement du dispositif sécuritaire dans la commune. L’exécutif affirme avoir placé les forces de sécurité en état d’alerte maximale et promet de rétablir l’autorité de l’État à Kenscoff.

Pour l’ORDEDH, cependant, les réponses ponctuelles ne suffisent plus. L’organisation estime qu’une révision en profondeur des mécanismes de sécurité est nécessaire pour enrayer durablement la violence des groupes armés et restaurer la confiance de la population.

La crise de Kenscoff pose ainsi, au-delà de la question des moyens matériels, celle de l’efficacité globale de la réponse sécuritaire de l’État et de la capacité des autorités à protéger durablement les civils.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *