Jean-Monard Métellus : son épouse dénonce des accusations injustes et appelle à la justice

Montréal, 9 août 2026. — Mirline Dorvilier Métellus, épouse de Jean-Monard Métellus, prend publiquement la défense de son mari. Dans une lettre ouverte adressée à Haïti, elle revient sur plus de trente années d’engagement de son époux, les sacrifices consentis par leur famille et les accusations auxquelles il ferait actuellement face. Elle appelle à ce que son parcours soit considéré avec justice et honnêteté.

Une lettre ouverte pour défendre Jean-Monard Métellus

Dans une lettre intitulée « Lettre ouverte à Haïti », datée du 9 juillet 2026 à Montréal, Mirline Dorvilier Métellus raconte les sacrifices familiaux liés à l’engagement de son mari. Elle affirme avoir partagé Jean-Monard Métellus avec son pays pendant plus de trois décennies.

Selon son témoignage, son époux s’est engagé très tôt dans la vie publique et journalistique. Alors qu’ils étaient encore adolescents, Jean-Monard Métellus écrivait et publiait déjà des textes dans les journaux. Au fil des années, son engagement envers Haïti aurait occupé une place importante dans sa vie.

« Pendant plus de trente ans, je t’ai prêté mon mari », écrit-elle en s’adressant à Haïti.

Plus de trente ans de sacrifices familiaux

Mirline Dorvilier Métellus explique que l’engagement de son mari a entraîné de longues périodes d’absence auprès de sa famille. Elle affirme que, pendant plus de trente ans, Jean-Monard Métellus ne passait que quelques semaines par année auprès de son épouse et de leurs enfants.

Elle dit avoir assumé seule une grande partie des responsabilités familiales, allant jusqu’à mettre de côté ses études universitaires et certains projets personnels.

Elle évoque notamment les anniversaires manqués, les matchs de soccer et de basketball de leurs enfants, les réunions scolaires, les activités religieuses et les cérémonies de remise de diplômes auxquels son mari n’a pas pu assister.

« J’ai été, à la fois, la mère et le père », témoigne-t-elle.

Malgré ces difficultés, Mirline Dorvilier Métellus affirme avoir soutenu le choix de son époux, estimant qu’il croyait profondément en la possibilité de construire une Haïti différente.

Son épouse conteste les accusations visant Jean-Monard Métellus

Dans sa lettre, Mirline Dorvilier Métellus exprime surtout son incompréhension face aux accusations qui viseraient aujourd’hui son mari.

Elle estime injuste que plus de trente années d’engagement puissent être remises en question et s’interroge sur le sort réservé à un homme qui, selon elle, a consacré une grande partie de sa vie au pays.

« Comment peut-on consacrer plus de trente ans de sa vie à une nation et voir, un jour, son dévouement remis en question? », écrit-elle.

Elle affirme également que Jean-Monard Métellus ne recherchait ni honneurs ni privilèges, mais souhaitait contribuer à la construction d’un pays plus juste.

Selon elle, il refusait de se taire lorsqu’il estimait qu’une situation était inacceptable et croyait toujours à la possibilité d’un changement en Haïti.

Jean-Monard Métellus attendu devant un juge comme témoin

La publication de cette lettre intervient alors que Jean-Monard Métellus est concerné par une procédure judiciaire.

Dans un message accompagnant la lettre, un proche indique que le juge l’a invité à comparaître le 10 août 2026 à titre de témoin. Il affirme également que le mandat qui avait été émis contre lui aurait été retiré.

Ces informations n’ont pas été indépendamment confirmées dans les éléments disponibles. Elles doivent donc être présentées comme des déclarations de ses proches et non comme des faits judiciaires définitivement établis.

La lettre de Mirline Dorvilier Métellus constitue, pour sa part, une prise de position personnelle en faveur de son époux et ne préjuge pas de l’issue de la procédure judiciaire.

« Je ne demande ni privilège ni faveur »

L’épouse de Jean-Monard Métellus affirme ne réclamer aucun traitement particulier pour son mari.

« Aujourd’hui, je ne demande ni privilège ni faveur », écrit-elle, demandant simplement que son époux soit considéré « avec justice » et « avec honnêteté ».

Elle insiste également sur les sacrifices assumés par les familles des personnes engagées dans la vie publique. Pour elle, derrière des décennies de service se trouvent aussi des épouses, des enfants et des proches qui supportent les absences et les conséquences personnelles de cet engagement.

Un appel à ne pas oublier ceux qui ont servi Haïti

Dans la conclusion de sa lettre ouverte, Mirline Dorvilier Métellus lance un appel à la mémoire collective.

Elle demande à Haïti de ne pas oublier ceux qui, selon elle, ont consacré leur vie au pays malgré les difficultés et les sacrifices personnels.

Elle met notamment en garde contre les divisions, les intérêts personnels et les querelles politiques qui pourraient, selon elle, faire oublier le parcours de certains serviteurs publics.

« Je refuse de croire que la mémoire d’un peuple puisse être si courte », écrit-elle.

Mirline Dorvilier Métellus conclut sa lettre par un dernier appel : « Haïti chérie, n’oublie pas ceux qui ont cru en toi! »

Cette prise de position publique intervient donc à la veille de l’audition annoncée de Jean-Monard Métellus comme témoin. Elle place une nouvelle fois son parcours et les accusations dont il ferait l’objet au centre de l’attention, tandis que les prochaines étapes de la procédure judiciaire devraient permettre de préciser sa situation.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


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