Haïti : un projet du PNUD et d’AREV appuie des personnes vulnérables et des microentreprises dans le Nord et le Nord-Est

L’Association pour la Réduction de la Vulnérabilité en Haïti (AREV-Haïti), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a mené un projet d’accompagnement en faveur des populations vulnérables dans les départements du Nord et du Nord-Est. L’initiative visait notamment les personnes vivant avec le VIH/SIDA et des acteurs du commerce informel, souvent confrontés à la précarité et à la discrimination.

Nord, le 17 avril 2026.- Entre octobre 2025 et mars 2026, sur les marchés, dans les rues ou à domicile, les bénéficiaires exercent de petites activités génératrices de revenus. Le projet a cherché à améliorer leurs pratiques commerciales en leur apportant des outils de gestion simples et adaptés à leur réalité.

À travers des sessions de formation organisées notamment à Espas’Anm, à Cap-Haïtien, les participants ont appris à structurer leurs activités, tenir un cahier de comptes, planifier leurs dépenses et mieux gérer leurs revenus.

Au-delà des formations, un accompagnement de proximité a été assuré. Des visites de coaching ont permis aux encadreurs d’intervenir directement sur les lieux d’activité pour conseiller les bénéficiaires et suivre l’évolution de leurs pratiques. Cette approche a favorisé des changements progressifs, comme une meilleure organisation des étals, une gestion plus rigoureuse des stocks ou encore une amélioration de la relation avec la clientèle.

Selon les données du projet, l’ensemble des participants s’est déclaré satisfait des formations reçues et a jugé les contenus pertinents. Ces résultats traduisent un renforcement des capacités, mais aussi un regain de confiance chez les bénéficiaires, en majorité des femmes. Plusieurs d’entre eux affirment mieux comprendre leur activité et se sentir plus aptes à faire face aux défis du quotidien.

Le projet a également permis d’apporter un appui direct à une vingtaine de microentreprises sous forme de matériels, d’équipements et de matières premières.

Parallèlement, des actions communautaires ont été menées pour sensibiliser contre la stigmatisation et promouvoir l’inclusion sociale. Deux réunions communautaires et quatre séances de sensibilisation ont réuni environ 140 personnes, tandis que des supports de communication et des témoignages ont été diffusés pour valoriser les parcours des bénéficiaires.

Malgré ces avancées, plusieurs contraintes persistent, notamment le manque de capital, l’instabilité des prix et les difficultés d’approvisionnement. Ces obstacles limitent parfois l’impact des efforts entrepris, mais n’ont pas freiné la dynamique enclenchée par le projet.

La clôture s’est tenue au Cap-Haïtien. Les responsables du projet ont insisté sur la nécessité de poursuivre ce type d’initiatives afin de renforcer l’autonomie économique et l’intégration sociale des populations clés. Ils appellent à un soutien accru en faveur des organisations locales pour maintenir cet accompagnement et élargir son impact.

Au terme de ces six mois d’intervention, le projet laisse entrevoir des changements concrets dans les pratiques et les comportements. Au-delà des résultats économiques, il contribue à redonner confiance à des personnes longtemps marginalisées, tout en posant les bases d’un développement plus inclusif.

Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)


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