Haïti sous cloche : la FOSA dénonce une « mise en quarantaine » aérienne

Le ciel haïtien se ferme un peu plus. Depuis le 2 mars, la Federal Aviation Administration (FAA) interdit aux compagnies américaines, aux pilotes titulaires d’une licence FAA et aux avions immatriculés aux États-Unis de survoler certaines zones de l’espace aérien haïtien. Une mesure drastique qui restera en vigueur jusqu’au 3 septembre 2026. Ce qui constitue un coup dur pour les Haïtiens devient une aubaine pour les partisans de l’économie criminelle.

Delmas, le 4 mars 2026 –

Face à cette décision, Jacques Anderson Desroches, porte-parole de la Force syndicale pour sauver Haïti (FOSA), dqns une interview accordée à la rédaction de Vant Bèf Info (VBI), tire la sonnette d’alarme. Pour lui, cette interdiction n’est pas une simple mesure de sécurité : c’est un plan d’isolement qui condamne les familles haïtiennes à l’éloignement et accentue la crise économique.

« C’est un projet de destruction lente mais certaine de la population haïtienne, trahie par ses dirigeants et abandonnée par les grandes organisations internationales », dénonce Desroches.

Les raisons officielles : la menace des gangs

La FAA justifie sa décision par la présence de groupes armés autour de l’aéroport, jugés comme une menace directe pour la sécurité des vols. Mais pour Desroches, ces arguments sont « infondés » et relèvent d’un double discours :
Les États-Unis affirment soutenir la répression des gangs,Pourtant, la situation sécuritaire continue de se dégrader, sans action concrète.

Depuis plus de quatre ans, la violence des gangs s’installe, l’État recule, et la vie humaine se banalise. La crise économique, elle, devient insoutenable. Dans ce chaos, un petit groupe profite de l’anormalité pour s’enrichir, sous le regard passif des autorités.

Pour Desroches, cette interdiction aérienne est une nouvelle fracture : les familles haïtiennes resteront séparées, incapables de se retrouver. Le pays attend désormais le 3 septembre 2026, date de la levée prévue de la mesure, avec une inquiétude mêlée de résignation.

Dans la foulée, Jacques Anderson Desroches déplore qu’un petit groupe profite de cette crise pour s’enrichir, sous le regard passif des autorités censées combattre l’insécurité.

Et pendant que certains accumulent des privilèges, la majorité des familles haïtiennes se retrouvent privées de liens, incapables de voyager pour se réunir. Si rien ne change, 2026 s’annonce comme une nouvelle année de séparation et de désillusion. Tous les regards se tournent désormais vers le 3 septembre 2026, date fatidique où l’on saura si Haïti pourra enfin briser son isolement…

Uguenson Auguste
Vant Bèf info VBI)


Discover more from Vant Bèf Info (VBI)

Subscribe to get the latest posts sent to your email.