Haïti : la POHDH interpelle l’État sur la situation des déplacés et la protection des filles mineures

La Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains alerte sur la dégradation des conditions de vie dans les camps. Dans un communiqué publié le 24 mars 2026, l’organisation évoque une crise durable. Elle met aussi en garde contre les risques pour les filles mineures.

Port-au-Prince, le 25 mars 2026 —

Ainsi, le phénomène de déplacement forcé s’inscrit dans la durée. Huit mois après l’annonce du programme de relocalisation, les résultats restent limités. Le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé peine à inverser la tendance.

Au début de l’année 2026, plus de 217 000 personnes vivent dans des camps. De plus, ce chiffre continue d’augmenter selon l’organisation. La pression sur les sites d’accueil s’intensifie.

Dans plusieurs camps, les conditions de vie restent précaires. L’accès aux soins demeure insuffisant pour répondre aux besoins. De nombreux déplacés manquent aussi de nourriture et d’abris.

Par ailleurs, l’accès à l’eau potable reste difficile dans plusieurs sites. Les infrastructures d’assainissement sont largement insuffisantes. La gestion des déchets pose aussi problème.

En outre, la POHDH souligne le recul des organisations humanitaires. L’intervention de l’État reste jugée insuffisante. Cette situation renforce la vulnérabilité des déplacés.

L’organisation s’inquiète surtout pour les adolescentes. Le nombre de filles mineures enceintes ou allaitantes est en hausse. Ces jeunes vivent dans des conditions très précaires.

De ce fait, les risques de violences basées sur le genre augmentent. Les mécanismes de protection sont souvent absents ou inefficaces. Plusieurs cas de grossesses précoces ont été signalés.

À ce titre, la POHDH estime que les droits fondamentaux sont menacés. Elle évoque la Constitution haïtienne et les engagements internationaux. Le droit à la protection de l’enfance reste fragilisé.

Face à cette situation, l’organisation appelle à des mesures urgentes. Elle recommande à l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR) d’ouvrir une enquête. Elle demande aussi un accompagnement médical, social et psychologique.

Enfin, la POHDH appelle à garantir la scolarisation des adolescentes concernées. Elle insiste sur la nécessité de briser le cycle de la pauvreté. Elle demande aussi un retour sécurisé et digne des déplacés.

Au final, la crise des déplacés reste un défi majeur pour Haïti. Les autorités sont appelées à agir rapidement. Des réponses concrètes et durables sont attendues.

Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)


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