Haïti : deux journalistes exécutés, le RENAJOUH dénonce un crime contre la presse

Le Réseau National des Journalistes Haïtiens (RENAJOUH) a confirmé, ce week-end, l’exécution de deux journalistes haïtiens portés disparus depuis le 13 mars 2026. Il s’agit d’Osnel Espérance, collaborateur de Radio Uni, et de Junior Célestin, de Radio-Télé Méga Star.

Port-au-Prince, mars 2026. Selon l’organisation, les deux professionnels des médias ont été tués le jour même de leur disparition, après avoir été attirés dans un guet-apens.

Une disparition sur fond de piège

D’après les informations communiquées par le RENAJOUH, Osnel Espérance et Junior Célestin se trouvaient dans les environs du Champ-de-Mars lorsqu’ils ont reçu un appel les invitant à se rendre en urgence à la Grand-Rue pour vérifier une information.

Depuis cet appel, les deux journalistes étaient portés disparus. L’organisation affirme avoir mené une enquête de proximité et analysé plusieurs indices, notamment des données issues de leurs téléphones, qui auraient été exploitées par leurs ravisseurs.

Ces éléments ont conduit le réseau à conclure que les deux journalistes ont été exécutés le soir même de leur enlèvement.

Un groupe armé pointé du doigt

Le RENAJOUH attribue ce double assassinat au groupe armé « Baz 5 Segond », actif dans la zone de Village-de-Dieu et dirigé par le chef de gang connu sous le nom d’Izo.

L’organisation qualifie cet acte de « crime barbare » et y voit une nouvelle atteinte grave à la liberté de la presse en Haïti, dans un contexte déjà marqué par l’insécurité et les violences visant les professionnels des médias.

Une atteinte à la démocratie, selon le RENAJOUH

Le réseau estime que cette exécution représente « un coup de massue » pour la démocratie et l’État de droit. Il souligne qu’aucune allégation de collaboration entre des journalistes et les forces de l’ordre ne saurait justifier une telle violence.

Le RENAJOUH appelle toutefois les journalistes à la prudence, dans un contexte où certains professionnels entretiennent des relations avec des sources sécuritaires dans le cadre de leur travail.

Appels à une enquête approfondie

L’organisation exhorte la Police nationale d’Haïti (PNH) à réagir officiellement et à faire toute la lumière sur cette affaire. Elle demande notamment à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) d’ouvrir une enquête approfondie.

Le réseau recommande également une collaboration avec les compagnies de téléphonie afin de retracer l’appel téléphonique qui aurait piégé les deux victimes.

Un climat de violence persistant contre la presse

Le RENAJOUH a présenté ses condoléances aux familles des victimes, à leurs collègues ainsi qu’à l’ensemble de la corporation journalistique.

Cette affaire survient à quelques jours de la commémoration de l’assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique, le 3 avril 2000, une date emblématique dans la lutte pour la liberté de la presse en Haïti.

Nerline Félix

Vant Bèt Info


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One comment

  • ” ON DOIT PROTEGER LA LIBERTE DE LA PRESSE DANS LE PAYS SUR TOUTE L’ETENDUE DU TERRITOIRE NATIONAL.” TOUT ACTE REPRESSIF CONTRE LA EST CONDAMNE PAR LE PARTI CAFE MILLIARDAIRE D’HAITI, (PCMH)”

    JEAN-ESDRACE CHARLES, PROFESSEUR,
    UNIVERSITE CHARLES D’HAITI,
    PARTI CAFE MILLIARDAIRE (PCMH)
    HAITI CARE, CAUSE NON LUCRATIVE MONDIALE
    UNIVERSITE CHARLES D’HAITI (UCH)
    JEAN ESDRACE CHARLES CAPITAL
    FOND INVESTISSEMENT MONDIAL
    MINIMUM INVESTISSEMENT: $ 50,000 15% APR
    PROJET EN COURS: CHARLES, BANQUIER COMMERCIAL ET INDUSTRIEL, CINEMA, LONG METRAGE, PAP, HAITI, 3,000 A 4,000 BOULOTS
    CROIX-DES-BOUQUETS, PORT-AU-PRINCE, HAITI
    (407) 234-0870, INVESTINTHENEWHAITI@GMAIL.COM