Haïti : des syndicats enseignants dénoncent l’inaction du gouvernement face aux kidnappings
Des syndicats enseignants haïtiens tirent la sonnette d’alarme face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays et critiquent la réponse du gouvernement face aux kidnappings. L’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH ont exprimé leurs préoccupations mardi 4 août 2026, lors d’une conférence de presse à Delmas 64.

Les kidnappings inquiètent les syndicats
Les représentants syndicaux disent constater une aggravation de l’insécurité. Selon eux, les enlèvements se multiplient dans plusieurs régions du pays, plongeant la population dans l’inquiétude et affectant la vie quotidienne des citoyens.
Des responsables publics parmi les victimes
Les syndicats ont dénoncé plusieurs cas d’enlèvements, citant notamment le chef de cabinet du ministre de la Défense et le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale.
Les organisations syndicales réclament leur libération, ainsi que celle de toutes les personnes retenues contre leur gré.
Le gouvernement directement interpellé
L’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH appellent les autorités à agir. Selon ces organisations, l’État doit renforcer les mesures de protection de la population et mener une action plus efficace contre les groupes armés.
Les syndicats reprochent au gouvernement une réponse qu’ils jugent insuffisante, dénonçant notamment le manque de mesures d’accompagnement pour les victimes et leurs familles.
Un appel à la mobilisation
Les trois organisations lancent également un appel à la société civile, invitant les différents secteurs du pays à se mobiliser pour exiger des réponses concrètes des autorités.
Pour l’UNNOH, le CENEH et la CUTRASEPH, la sécurité doit devenir une priorité nationale. Les syndicats demandent au gouvernement d’agir rapidement, afin de contribuer au rétablissement d’un climat de sécurité dans le pays.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info
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