Haïti : Chimen Délivrans Ayiti interpelle le gouvernement sur des contrats jugés « léonins »

Le parti politique Chimen Délivrans Ayiti appelle le gouvernement à s’expliquer sur trois contrats conclus avec des firmes étrangères, qu’il qualifie de « léonins ». Dans une correspondance adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la formation politique exige des clarifications sur ces accords qui suscitent une controverse croissante.

Port-au-Prince, 24 mars 2026. Signée par son secrétaire général, l’ingénieur Robenson Blehus, la lettre met en avant des préoccupations déjà soulevées par la Fondasyon Je Klere. Le parti évoque un dossier « préoccupant » susceptible d’affecter la confiance du public envers les institutions étatiques.

« Il est impératif de faire toute la lumière autour de ces trois contrats qui défraient la chronique depuis plusieurs jours », écrit l’organisation politique, en référence notamment aux conclusions du rapport de la FJKL.

Des zones d’ombre autour du processus de validation

Au cœur des critiques figurent des interrogations sur la régularité des procédures. Selon Chimen Délivrans Ayiti, des informations persistantes laissent entendre que la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif et la Commission nationale des marchés publics n’auraient pas examiné ni validé ces contrats.

À ce stade, aucune de ces institutions n’a officiellement confirmé ou infirmé ces allégations, ce qui alimente les inquiétudes et renforce le climat d’incertitude autour du dossier.

Un risque politique dans un contexte sensible

Dans sa correspondance, le parti met également en garde contre les répercussions politiques potentielles de cette affaire. Il estime que le manque de transparence pourrait fragiliser davantage un processus électoral déjà jugé délicat.

Chimen Délivrans Ayiti évoque notamment des préoccupations liées à une possible reconfiguration du Conseil électoral, dans un contexte marqué par des soupçons d’influence politique.

Appel à la transparence et respect des lois

Le parti rappelle enfin au chef du gouvernement les limites de ses prérogatives, soulignant que toute décision en dehors du cadre légal pourrait engager sa responsabilité.

Alors que la polémique continue de prendre de l’ampleur, aucune réaction officielle du gouvernement n’a encore été enregistrée. La question de la transparence reste au centre des attentes de l’opinion publique.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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