Grève à l’Hôpital universitaire La Paix : soins paralysés, patients abandonnés, grévistes sous pression

À l’Hôpital universitaire La Paix, la crise s’enlise et révèle une réalité brutale : la banalisation de la vie humaine dans un système de santé à bout de souffle, miné par des fonds gaspillés et une gestion défaillante.

Delmas, le 17 avril 2026

Depuis cinq jours, la grève des médecins stagiaires paralyse partiellement l’établissement. Cinq services clés , la clinique externe, la médecine interne, la chirurgie, la dermatologie et l’orthopédie tournent au ralenti, laissant des patients désemparés, contraints de rebrousser chemin sans soins.
Dans les couloirs bondés, la détresse est palpable. « Honorez vos dettes afin que nous puissions être pris en charge », implorent des malades, lançant un appel direct au ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP). Ils dénoncent une crise qui les prive d’un droit fondamental et aggrave leur vulnérabilité.

Ce vendredi 17 avril, loin de s’améliorer, la situation s’est davantage tendue. Le directeur médical de l’hôpital, le docteur Paul Fontilus Junior, a haussé le ton. Face à un mouvement de grève qui désorganise profondément les services, il somme les médecins stagiaires de reprendre le travail, sous peine d’expulsion.
Une menace qui durcit encore le climat, alors que le MSPP reste silencieux malgré les multiples correspondances des médecins internes. Sur le terrain, les services débordent, les patients s’accumulent et l’urgence devient la norme.

À La Paix, le paradoxe est cruel : un hôpital censé soigner devient le théâtre d’une crise où la vie semble perdre de sa valeur. Si rien n’est fait rapidement, les conséquences pourraient être irréversibles.

Uguenson Auguste
Vant Bèf info (VBI)


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