Dumé Sonson dénonce une hausse des carburants qui frappe la population

Le coordonnateur national de la Brigade Syndicale Anti-Corruption (BSAC), Dumé Sonson, a vivement critiqué la politique gouvernementale relative aux prix des produits pétroliers. Il estime que cette nouvelle hausse constitue un fardeau insoutenable pour une population déjà plongée dans la précarité. Selon lui, cette orientation économique traduit un décalage inquiétant entre les priorités de l’État et la réalité quotidienne des citoyens.

Port-au-Prince, le 2 avril 2026. Dans un contexte marqué par l’insécurité et la flambée du coût de la vie, Dumé Sonson affirme que toute hausse significative des prix du carburant agit comme un accélérateur de crise sociale. Il rappelle que la majorité des ménages haïtiens vivent avec des revenus extrêmement limités et souvent instables. De plus, souligne-t-il, la moindre augmentation des dépenses de transport ou d’énergie peut rapidement faire basculer des familles entières dans une situation encore plus critique.

Le responsable syndical souligne que l’impact des prix du carburant dépasse largement la simple question du transport. En Haïti, explique-t-il, le coût du carburant influence directement le prix des denrées alimentaires, des matériaux de construction, des services de base et même des produits agricoles acheminés vers les marchés urbains. « Chaque hausse du carburant se transforme en hausse généralisée des prix », dénonce-t-il, évoquant un effet domino qui frappe en premier lieu les couches les plus vulnérables.

Dumé Sonson critique également l’absence de mesures d’accompagnement sociales capables d’amortir le choc de cette décision. Pour la BSAC, l’augmentation aurait dû être précédée d’un programme de protection ciblé : subventions pour le transport public, soutien aux secteurs productifs, mécanismes d’aide directe aux familles les plus pauvres. Sans ces dispositifs, la mesure apparaît, selon lui, comme une décision purement budgétaire, déconnectée des réalités sociales.

Le coordonnateur insiste sur le fait que la population haïtienne traverse déjà une période de fatigue économique et psychologique extrême. Entre la dégradation de la sécurité, la rareté des opportunités d’emploi et l’inflation persistante, les citoyens voient leur pouvoir d’achat s’effondrer. Dans ce contexte, la hausse des prix des produits pétroliers est perçue comme une pression supplémentaire qui risque d’alimenter la colère sociale et d’accroître la méfiance envers les autorités.

La BSAC estime que la gestion des produits pétroliers devrait s’inscrire dans une stratégie énergétique globale, transparente et concertée. Dumé Sonson appelle le gouvernement à engager un dialogue franc avec les organisations syndicales, les acteurs économiques et la société civile afin d’élaborer des solutions plus équilibrées. Il plaide notamment pour une meilleure gouvernance du secteur énergétique, la lutte contre la corruption et la recherche d’alternatives durables.

La BSAC exhorte les autorités à reconsidérer leur approche et à placer la protection de la population au cœur des politiques publiques. Pour Dumé Sonson, la question du carburant ne doit pas être traitée uniquement comme un enjeu financier, mais comme une question sociale majeure qui touche directement la dignité et la survie de millions d’Haïtiens.

Emmanuel Joseph

Vant Bèf Info (VBI)


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One comment

  • Angelor Chancy

    Voici le genre d’individu qui dirige la pensée collective du peuple haïtien.
    Si le bonhomme veut tant que ça garder bas les prix de l’essence pourquoi ne se porte-t-il pas volontaire pour aller aider à rouvrir le détroit d’ormuz . Est-il au courant que le prix du pétrole est fixé par le marché international et que cela ne relève d’aucun gouvernement de la planète. C’est ce qui arrive quand nos écoles ne produisent plus de citoyens compétents et capables de réfléchir pour conclure sans démagogie.

    Pauvre pays.