Des acteurs de la société civile remettent en cause la légitimité du gouvernement Fils-Aimé

Plusieurs organisations de la société civile et formations politiques demandent des comptes au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Elles contestent la légalité du décret du 7 février 2026 ayant maintenu son gouvernement en fonction.

Port-au-Prince, 7 juin 2026. —Selon ces organisations, le gouvernement avait été révoqué quelques jours plus tôt par le Conseil présidentiel de transition. Elles estiment que son maintien au pouvoir soulève des questions de légitimité.

Les signataires reprochent également au gouvernement son incapacité à améliorer la situation sécuritaire et à organiser les élections annoncées. Ils demandent au Premier ministre de respecter les dispositions de l’article 149 de la Constitution de 1987 amendée.

Parmi les structures engagées dans cette démarche figurent le Parti politique Alternative Socialiste (ASO), la Commission nationale inclusive (CONAII), la Fédération des organisations syndicales pour le progrès (FOSYNPRO) et le Mouvement pour la réconciliation et la reconstruction nationales (MORN).

Ces organisations ont saisi le Tribunal de première instance de Port-au-Prince ainsi que la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA). Selon elles, les dossiers ont été déposés depuis le 20 mai 2026.

Les plaignants soutiennent que l’application du décret contribue à la crise de légitimité et fragilise davantage les institutions. Ils demandent sa suspension et plaident en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections crédibles.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des débats persistants sur la gouvernance de la transition politique en Haïti.

Vant Bèf Info (VBI)


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