Haïti/Crise : le gouvernement accusé par des partis politiques et des organisations sociales de faire main basse sur le CEP
Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile haïtienne montent au créneau contre le gouvernement. Dans une déclaration conjointe, ils dénoncent ce qu’ils qualifient de tentative de prise de contrôle du Conseil électoral provisoire (CEP) par l’Exécutif et réclament le respect de l’indépendance de l’institution chargée d’organiser les élections prévues en 2026.

Port-au-Prince, le 5 Juin 2026.-
La tension s’accentue autour du processus électoral en Haïti. Dans une déclaration solennelle publiée le jeudi 4 juin 2026, plusieurs forces politiques et sociales ont exprimé leur profonde inquiétude face à ce qu’elles considèrent comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.
Les signataires estiment que la mission principale de l’Exécutif devait être de rétablir la sécurité afin de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres, honnêtes et inclusives en 2026. Selon eux, le gouvernement s’est éloigné de cet objectif en ouvrant un bras de fer avec le Conseil électoral provisoire.
Les organisations rappellent que l’article 191 de la Constitution confère au CEP la responsabilité exclusive de gérer les opérations électorales et d’élaborer le décret électoral. Elles soutiennent que toute tentative de transférer ces prérogatives à une autre autorité porterait atteinte à l’indépendance de l’institution et à la crédibilité du futur scrutin.
Dans leur document, les signataires accusent directement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de vouloir influencer le processus électoral à travers la publication d’un décret qu’ils jugent inconstitutionnel. Ils affirment que cette décision affaiblit le CEP et menace l’équilibre démocratique du pays.
Les forces politiques et sociales lancent également un appel à la communauté internationale afin qu’elle continue de soutenir le CEP dans la défense de ses prérogatives constitutionnelles. Elles invitent par ailleurs les organisations de la société civile, les syndicats, le secteur privé et les citoyens à demeurer mobilisés pour préserver l’intégrité du processus électoral.
Parmi les signataires de cette déclaration figurent notamment Me André Michel du Secteur Démocratique et Populaire (SDP), Claude Joseph du parti Les Engagés pour le Développement (EDE), Jeantel Joseph du mouvement Pitit Dessalines, ainsi que des représentants de plusieurs organisations politiques et sociales engagées dans le débat national.
Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info ( VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
