Artibonite : l’OPC condamne le meurtre des policiers et appelle au respect du droit à la vie

L’assassinat de plusieurs agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans la localité de Robert, quatrième section communale de Saint-Marc, le 29 mai dernier, continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué publié le 1er juin, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC) a condamné avec fermeté cette nouvelle attaque attribuée au gang armé « Gran Grif » et a lancé un appel pressant aux autorités pour qu’elles assument leurs responsabilités face à l’aggravation de l’insécurité dans l’Artibonite.

Port-au-Prince, le 1er juin 2026. Selon les informations disponibles, les policiers ont été victimes d’une embuscade alors qu’ils intervenaient dans une zone fortement marquée par l’influence des groupes armés. Une fois de plus, des agents de l’ordre ont payé de leur vie le prix d’une lutte menée dans des conditions souvent dénoncées comme insuffisantes par plusieurs observateurs du secteur sécuritaire.

Dans son communiqué, l’OPC ne se contente pas de présenter ses condoléances aux familles endeuillées. L’institution souligne que ces pertes humaines constituent une grave violation du droit à la vie et mettent en lumière l’incapacité persistante de l’État à garantir la sécurité aussi bien de ses citoyens que de ses propres agents.

Cette attaque intervient dans un contexte où les violences armées se multiplient dans le département de l’Artibonite. Malgré les promesses répétées des autorités et les opérations annoncées contre les groupes criminels, les gangs continuent d’étendre leur influence, de contrôler des territoires stratégiques et de défier ouvertement les forces de l’ordre.

Le gang « Gran Grif » avait déjà été impliqué dans plusieurs attaques meurtrières, notamment dans la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite, où plusieurs policiers avaient également trouvé la mort.

Pour de nombreux acteurs de la société civile, ces événements illustrent l’absence d’une stratégie efficace et durable pour faire face à la montée en puissance des groupes armés.

Chaque nouvelle attaque contre la police soulève les mêmes interrogations : les forces de l’ordre disposent-elles réellement des ressources, du renseignement et de l’appui logistique nécessaires pour accomplir leur mission dans les zones les plus dangereuses du pays ?

Face à cette situation, l’OPC appelle les autorités compétentes à dépasser les déclarations de circonstance et à prendre des mesures concrètes pour protéger la population. L’institution rappelle que le respect du droit à la vie est une obligation constitutionnelle et internationale qui engage directement la responsabilité de l’État haïtien.

Vant Bèf Info (VBI)


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