Cybersécurité : la BRH alerte sur la menace des cyberattaques contre le système financier

La Banque de la République d’Haïti (BRH) alerte sur l’ampleur croissante des cyberattaques qui menacent le système financier haïtien. Dans un avis publié le 19 octobre 2026, la Banque centrale rappelle les mesures engagées pour protéger les données et les avoirs des clients, tout en interdisant aux institutions financières de négocier avec les cybercriminels en cas de demande de rançon.

Port-au-Prince,le 21 octobe 2021

Les cyberattaques représentent une menace grandissante pour la sécurité des institutions financières et la protection des données personnelles. Selon la BRH, ce phénomène a pris une ampleur sans précédent à l’échelle régionale et mondiale au cours des cinq dernières années. Haïti n’est pas épargnée, et son système financier figure parmi les secteurs ciblés.

Les conséquences de ces attaques peuvent être particulièrement graves. Le vol ou la divulgation de données confidentielles, le blocage des systèmes informatiques et l’interruption des services bancaires peuvent perturber les opérations financières et compromettre la confiance des clients. Les demandes de rançon formulées par les cybercriminels constituent également un risque majeur pour les institutions visées.

Face à cette menace, la BRH affirme avoir renforcé, depuis 2023, ses efforts en matière de cybersécurité. Ces mesures reposent notamment sur la formation et la sensibilisation du personnel, ainsi que sur l’adoption de technologies capables de renforcer la fiabilité et la résilience des systèmes informatiques.

La Banque centrale précise également qu’elle veille au respect des dispositions destinées à protéger les données des clients. Elle rappelle que les institutions financières doivent disposer de mécanismes de sécurité adaptés afin de réduire les risques et de limiter les conséquences d’éventuels incidents informatiques.

Aucune négociation avec les cybercriminels

La BRH est catégorique : aucune institution financière haïtienne n’est autorisée à négocier avec des cybercriminels qui exigeraient une rançon après une attaque informatique. Cette interdiction vise à encadrer la réponse du secteur financier face aux tentatives d’extorsion.

En cas d’incident, la Banque centrale privilégie l’activation des plans de contingence et de continuité des activités. Cette approche doit permettre aux institutions concernées de gérer les perturbations, de maintenir autant que possible leurs services et de renforcer leurs dispositifs de sécurité à partir des conclusions de l’analyse technique de l’attaque.

À travers cet avis, la BRH rappelle que la cybersécurité constitue un enjeu majeur pour la stabilité du système financier. La prévention, la protection des données et la capacité de rétablir rapidement les services après une attaque demeurent essentielles pour limiter les dégâts et préserver la confiance du public.

Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)


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