Les marchands du secteur informel poursuivent leur mobilisation pour réclamer justice et réparation
Les marchands du secteur informel haïtien poursuivent leur mobilisation pour réclamer justice, réparation et soutien de l’État. Ils dénoncent les conséquences de l’insécurité et des déplacements forcés sur leurs activités économiques.

Port-au-Prince, 20 octobre 2026. Le mardi 20 octobre, des membres du Collectif des citoyens du secteur informel haïtien et des petites entreprises (CCSIHPE) ont manifesté en direction de la Primature. À travers cette action, ils veulent attirer l’attention des autorités sur leur situation.
En effet, de nombreux commerçants déplacés ont perdu leurs revenus et leurs espaces de vente. Ils réclament donc des mesures concrètes pour compenser leurs pertes et améliorer leurs conditions de vie.
Par ailleurs, les manifestants dénoncent la cherté de la vie. Selon eux, la hausse du coût des produits et des services aggrave la précarité des familles qui dépendent du commerce informel. Ainsi, plusieurs marchands peinent à couvrir leurs besoins essentiels, notamment l’alimentation, le logement et l’éducation.
La rentrée scolaire constitue également une source d’inquiétude. Certains commerçants affirment ne pas avoir les moyens d’acheter les fournitures scolaires de leurs enfants. De plus, ils éprouvent des difficultés à couvrir les autres dépenses liées à leur scolarisation.
Face à ces difficultés, les membres du CCSIHPE appellent les autorités à agir. Ils demandent un accompagnement de l’État ainsi que des mesures de réparation adaptées aux préjudices subis par les marchands déplacés.
Il s’agit de la troisième phase de mobilisation organisée par le collectif pour faire valoir ces revendications. Toutefois, les protestataires entendent poursuivre leurs actions. Ils annoncent déjà une quatrième phase pour la semaine prochaine et promettent de maintenir la pression sur les autorités jusqu’à la prise en compte de leurs demandes.
En Haïti, l’insécurité continue de fragiliser plusieurs secteurs, notamment le commerce, le transport, l’éducation et les petites entreprises. Le secteur informel est particulièrement touché, car il constitue une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles.
En outre, les déplacements forcés, la fermeture des espaces commerciaux et les pertes de revenus aggravent la précarité des travailleurs. Ces difficultés limitent également leur accès aux services et aux biens essentiels.
Ainsi, les revendications du CCSIHPE mettent en évidence les conséquences économiques et sociales de la crise sécuritaire. Elles soulignent aussi la nécessité de mesures de soutien en faveur des marchands déplacés et des petites entreprises affectées.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info
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