Affaire Gemima Pierre : l’ORDEDH conteste sa libération et réclame une enquête judiciaire

L’Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti (ORDEDH) conteste la libération de Gemima Pierre après une altercation avec un policier en service à Delmas 83. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, l’organisation demande aux autorités judiciaires d’examiner l’affaire et de déterminer les responsabilités.

Delmas, 12 octobre 2026. —Selon l’ORDEDH, l’incident aurait commencé par un échange verbal avant de dégénérer en confrontation physique. L’organisation affirme qu’un policier aurait été giflé. Les circonstances précises de l’altercation restent toutefois à établir.

L’ORDEDH s’interroge sur les motifs de la libération de Gemima Pierre sans présentation préalable au commissaire du gouvernement. Elle estime que cette décision soulève des questions sur l’application de la loi.

L’ORDEDH dénonce un traitement inégal

L’organisation critique ce qu’elle considère comme une différence de traitement entre les policiers et les personnes mises en cause dans des incidents impliquant les forces de l’ordre.

Elle rappelle que des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) sont régulièrement convoqués par l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH). Elle demande que les procédures judiciaires soient appliquées de manière équitable, indépendamment du statut des personnes concernées.

L’ORDEDH met également en garde contre d’éventuelles interventions politiques ou sociales dans le traitement du dossier. Elle estime que de telles influences, si elles étaient établies, porteraient atteinte à l’indépendance de la justice.

Un appel à l’intervention des autorités judiciaires

L’organisation réclame la saisine des juridictions compétentes afin que les faits soient examinés conformément aux procédures légales. Elle demande aussi que les interventions extérieures ne compromettent ni les opérations policières ni le traitement judiciaire des dossiers.

L’ORDEDH insiste sur le respect de l’État de droit et sur la nécessité d’établir les responsabilités à partir d’éléments vérifiables.

Les syndicats policiers interpellés

L’organisation appelle le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) et le Syndicat national des policiers haïtiens (SYNAPOHA) à prendre position sur l’affaire.

Elle estime que la protection des policiers dans l’exercice de leurs fonctions constitue un enjeu important pour le fonctionnement des institutions et le maintien de l’ordre public.

Les circonstances exactes de l’altercation, les motifs de la libération de Gemima Pierre et les éventuelles suites judiciaires restent à confirmer auprès des autorités compétentes. Les accusations formulées dans cette affaire ne préjugent pas de la responsabilité des personnes concernées.

Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)


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