Haïti/Éducation : l’UPEPH redoute une rentrée scolaire difficile sans mesures du gouvernement

À une semaine de la rentrée scolaire, fixée au 7 septembre 2026, l’Union des parents d’élèves progressistes d’Haïti (UPEPH) exprime ses inquiétudes sur les conditions de reprise des cours. L’organisation évoque notamment la hausse des frais scolaires, l’insécurité et la fermeture de plusieurs établissements.

CP externe

Port-au-Prince, 31 août 2026. Dans un document, l’UPEPH met en doute les préparatifs du gouvernement et du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Elle estime que plusieurs conditions essentielles ne sont pas réunies pour assurer une rentrée scolaire normale.

Des frais scolaires en hausse

Selon l’UPEPH, la situation économique des familles complique le retour des élèves en classe. L’organisation affirme que plusieurs établissements privés et congrégationnistes ont augmenté leurs frais scolaires pour l’année 2026-2027.

Certaines écoles auraient appliqué des hausses pouvant atteindre 50 %, affirme l’association. Elle dénonce également les montants réclamés par certains établissements au titre des frais de graduation.

L’UPEPH appelle les autorités à faire respecter les dispositions encadrant les frais scolaires et les dépenses imposées aux parents.

Des établissements affectés par l’insécurité

L’état de plusieurs établissements publics constitue une autre source d’inquiétude pour l’organisation.

L’UPEPH affirme que plusieurs centaines d’écoles ont encore besoin de travaux de reconstruction ou de réparation. Elle cite notamment des établissements situés dans les départements du Sud-Est, de la Grand’Anse, du Nord-Ouest, du Nord-Est et du Nord.

L’insécurité liée à la violence des gangs complique également la reprise des activités scolaires, selon l’association.

L’UPEPH affirme que plus de 1 700 écoles ont fermé leurs portes dans des zones touchées par la violence. Elle indique aussi que plusieurs centaines d’établissements auraient été détruits.

Dans le département de l’Ouest, notamment à Port-au-Prince, plusieurs écoles nationales et lycées fonctionneraient encore dans des conditions précaires. Certains établissements auraient dû quitter leurs locaux et réduire leurs effectifs.

L’association affirme que des écoles publiques autrefois fréquentées par plusieurs milliers d’élèves n’accueillent désormais que quelques centaines, voire quelques dizaines d’enfants.

La situation serait également préoccupante dans plusieurs communes de l’Artibonite et du Centre, selon l’UPEPH.

L’UPEPH demande des mesures avant la rentrée

Face à ces difficultés, l’organisation demande au gouvernement de prendre des mesures concrètes avant le 7 septembre.

Elle réclame notamment des réponses sur la sécurité des élèves et des enseignants. Elle souhaite également la reprise des activités dans les établissements déplacés ou contraints de fermer leurs portes.

L’UPEPH demande par ailleurs aux autorités de veiller au respect des règles relatives aux frais scolaires.

L’organisation appelle enfin le gouvernement à renforcer la transparence sur les investissements consacrés au secteur de l’éducation.

À une semaine de la rentrée scolaire 2026-2027, l’UPEPH estime que l’insécurité, les difficultés économiques et la situation de plusieurs établissements pourraient compromettre la reprise des cours. Elle appelle les autorités à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des parents, des élèves et des enseignants.

Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info (VBI)


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