Deux mois de captivité pour James Boyard et sa fille : l’oubli ne peut pas être une réponse
Cela fait maintenant deux mois que James Boyard, chef de cabinet du ministre de la Défense, et sa fille ont été enlevés. Deux mois de souffrance pour une famille qui vit dans l’attente, entre espoir et désespoir. Deux mois sans pouvoir retrouver une vie normale, tandis que le temps semble avoir emporté avec lui l’attention que suscitait cette affaire au lendemain du drame.

Au fil des semaines, le silence s’est installé. Les déclarations publiques se font rares, les réactions s’estompent et l’impression grandit que ce dossier est peu à peu relégué au second plan.
Pourtant, derrière les titres de presse, il y a un père, une fille et des proches qui continuent de vivre chaque journée dans l’angoisse, en espérant qu’une bonne nouvelle viendra enfin mettre fin à leur calvaire.
Cette affaire interpelle profondément. Si un proche collaborateur du ministre de la Défense peut rester aussi longtemps aux mains de ses ravisseurs, olus d’un se demandent quelle protection est réellement offerte à la population.
Cette inquiétude dépasse le cas de James Boyard : elle reflète le sentiment d’insécurité qui habite aujourd’hui de nombreuses familles, confrontées à la peur permanente des enlèvements et de la violence.
Le temps ne devrait jamais effacer l’indignation. Chaque jour de captivité est un jour de trop. James Boyard et sa fille ne doivent pas être oubliés.
Leur famille mérite des réponses, et la population est en droit d’attendre que toutes les ressources nécessaires soient mobilisées pour faire progresser ce dossier.
Car une société qui s’habitue au silence face à la souffrance de ses citoyens court le risque de perdre peu à peu son humanité.
Emmanuel Joseph
Vant Bèf Info
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