ONU : Rebeca Grynspan prend une longueur d’avance pour devenir la première femme secrétaire générale

Le Conseil de sécurité place la Costaricaine en tête d’un premier vote indicatif. Carolyn Rodrigues-Birkett suit de près. Une première historique se dessine à la tête des Nations unies.

source externe

La course à la succession d’Antonio Guterres est désormais lancée. Lors d’un premier vote indicatif organisé jeudi 30 juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU a placé la Costaricaine Rebeca Grynspan en tête des candidats au poste de secrétaire générale.

Ce premier scrutin, bien que non contraignant, renforce son statut de favorite. Il ouvre aussi la voie à un scénario inédit : l’élection de la première femme à la tête des Nations unies depuis la création de l’organisation en 1945.

Rebeca Grynspan en tête, Carolyn Rodrigues-Birkett confirme

Ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle directrice de l’agence de l’ONU pour le commerce et le développement (CNUCED), Rebeca Grynspan a obtenu 10 voix favorables, une opposition et quatre abstentions.

Derrière elle, l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, Carolyn Rodrigues-Birkett, recueille neuf voix pour, deux contre et quatre abstentions.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, complète le trio de tête avec sept voix favorables.

Une première femme à la tête de l’ONU ?

Ce résultat envoie un signal fort. Les quinze membres du Conseil de sécurité semblent privilégier une candidature féminine.

Si cette tendance se confirme, l’ONU pourrait connaître un tournant historique en élisant, pour la première fois en près de 80 ans, une femme au poste de secrétaire générale.

Ce vote confirme également la tradition de rotation géographique. Après plusieurs mandats confiés à d’autres régions, l’Amérique latine apparaît aujourd’hui en position de force.

Plusieurs votes restent décisifs

La procédure est toutefois loin d’être terminée.

D’autres scrutins indicatifs auront lieu jusqu’en octobre. Chaque candidat devra obtenir au moins neuf voix favorables sans subir le veto de l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

Ces consultations permettent aux grandes puissances de tester leurs positions avant le vote final.

L’expérience joue en faveur de Rebeca Grynspan

Les précédentes élections plaident en faveur de la candidate costaricaine.

Selon Richard Gowan, analyste au sein du groupe de réflexion Crisis Group, le candidat arrivé en tête du premier vote indicatif a remporté les deux dernières élections. Ce fut le cas de Ban Ki-moon en 2006 et d’Antonio Guterres en 2016.

Sans garantir sa victoire, ce précédent renforce considérablement les chances de Rebeca Grynspan.

Sept candidats restent en compétition

Malgré cette première tendance, la compétition demeure ouverte.

L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’ancien président sénégalais Macky Sall, l’ex-ministre équatorienne María Fernanda Espinosa et l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU Olara Otunnu poursuivent également leur campagne.

Leur avenir dépendra des prochains votes et, surtout, de l’absence d’un veto des cinq membres permanents.

La désignation du futur ou de la future secrétaire générale est attendue avant la fin de l’année. Le mandat débutera en janvier 2027, à l’issue des dix années passées par Antonio Guterres à la tête des Nations unies.

Vant Bèf Info ( VBI)

Avec Europe Presse


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