S.O.S : plus de 200 déplacés abandonnés sous la pluie et le soleil à Pont-Sondé

À Pont-Sondé, dans la zone de Tisitwon, une crise humanitaire silencieuse mais dévastatrice se déroule sous les yeux de tous. Plus de 200 personnes , adultes, enfants et nourrissons survivent dans des conditions inhumaines, exposées à la pluie battante et à un soleil accablant, sans le moindre abri temporaire pour se protéger. Face à cette situation inhumaine, le Mouvement des Femmes Chrétiennes Leaders d’Haïti lance un message de détresse.

Pont sondé, 25 avril 2026-

Ces familles ont fui l’horreur. Elles ont été brutalement déracinées à la suite de deux attaques meurtrières perpétrées par le gang Gran Grif à Savyen. Traumatisées, dépouillées de tout, elles se retrouvent aujourd’hui livrées à elles-mêmes, sans assistance coordonnée, sans plan d’urgence, sans réponse concrète des autorités a dénoncé Joujoue Louis Fortuné ,présidente de cette organisation.

Face à cette situation alarmante, les représentants du Mouvement des Femmes Chrétiennes Leaders d’Haïti, engagés sur le terrain pour apporter une aide humanitaire, tirent la sonnette d’alarme. Ils lancent un appel pressant aux institutions étatiques concernées, notamment la Protection Civile, l’OPC et la mairie de Saint-Marc pour qu’elles assument enfin leurs responsabilités dans la gestion de cette crise.

Car au-delà de la détresse immédiate, un danger encore plus grand plane : celui d’une catastrophe sanitaire. Sans installations sanitaires adéquates, sans accès à l’eau potable ni encadrement médical, ces déplacés sont exposés à des risques élevés d’épidémies susceptibles de se propager rapidement dans toute la ville.

Certes, la mairie de Saint-Marc a mis à disposition un terrain pour accueillir les sinistrés. Mais ce geste reste largement insuffisant. À ce jour, aucun moyen concret n’a été mobilisé pour aménager cet espace, le nettoyer ou y installer des abris temporaires dignes de ce nom. L’inaction persiste, pendant que la souffrance s’aggrave.
Il est temps que les discours cèdent la place à des actions urgentes et coordonnées.

Rappel essentiel : selon la législation haïtienne, la non-assistance à personne en danger constitue un crime pénal. Elle est également sanctionnée par le droit international. L’inaction des autorités face à une telle urgence n’est pas seulement une défaillance morale, c’est une faute grave.

Après cet énième cri de détresse et de désespoir, il ne s’agit plus de savoir si le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé va réagir, mais s’il assumera enfin ses responsabilités ou s’il choisira, une fois de plus, de détourner le regard pendant que des vies humaines basculent dans l’abandon et l’indifférence.

Uguenson Auguste
Vant Bèf info (VBI)


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