Antonio Guterres appelle à mettre fin aux discriminations juridiques contre les femmes

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, a alerté sur la persistance des inégalités entre les femmes et les hommes à l’échelle mondiale et a appelé les États à renforcer la protection juridique des femmes.

Port-au-Prince, 9 mars 2026.-Dans un message publié à cette occasion, le chef de l’ONU a souligné que les femmes ne disposent actuellement que d’environ 64 % des droits juridiques reconnus aux hommes dans le monde. Selon lui, de nombreuses législations continuent de limiter l’accès des femmes à certains droits fondamentaux.

Dans plusieurs pays, les femmes font encore face à des restrictions concernant la propriété de biens, l’accès à un emploi sans autorisation ou la possibilité d’engager une procédure de divorce. Dans plus de quarante États, le viol conjugal n’est toujours pas reconnu comme une infraction pénale. D’autres dispositions légales restreignent également leur accès à l’éducation ou leur capacité à transmettre leur nationalité à leurs enfants.

Antonio Guterres a également indiqué que, même lorsque des protections existent dans les textes, leur application demeure souvent insuffisante. Cette situation limite l’accès des femmes aux tribunaux et aux mécanismes d’assistance juridique.

Le secrétaire général de l’ONU a par ailleurs évoqué une tendance préoccupante liée à la remise en question de certains acquis en matière d’égalité entre les sexes, dans un contexte marqué par des tensions politiques et la montée de positions conservatrices sur les droits des femmes.

Face à ces défis, il a appelé les gouvernements et les institutions internationales à redoubler d’efforts pour éliminer les lois et pratiques discriminatoires. Il a également insisté sur la nécessité de respecter les engagements internationaux, notamment ceux liés aux objectifs de développement durable et au Programme d’action de Beijing.

En conclusion, le chef de l’ONU a rappelé que l’égalité juridique constitue une condition essentielle pour garantir la dignité, la liberté et la pleine participation des femmes dans toutes les sphères de la société.

Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)


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