Haïti : violence et atteintes aux droits des jeunes pointées par KAY JÈN, INOHA et GARSO

Les organisations KAY JÈN, INOHA et GARSO ont présenté le mardi 27 janvier 2026, leur rapport annuel sur la situation des droits humains en Haïti pour la période allant de janvier à décembre 2025.

Port-au-Prince, le 28 janvier 2026.- Selon ces organisations, la crise sécuritaire persistante a des conséquences dramatiques sur la population. Plus de 1 600 écoles ont été fermées à travers le pays et plus de 1,4 million de d’Haïtiens ont été contraints de quitter leur domicile pour se réfugier dans des camps de déplacés internes.

Les jeunes figurent parmi les principales victimes de la violence généralisée, comme en témoignent plusieurs incidents tragiques.

Parmi ces incidents on peut citer le décès, le 11 février 2025, de Macenat Lebelt, étudiant en relations internationales au Centre d’Études Diplomatiques et Internationales (CEDI) et militant pour les droits des jeunes. Il a été tué par une balle perdue à la tête alors qu’il assistait à son cours.

Le 14 juillet 2025, Wood Jerry Samedi, chauffeur de taxi-moto, agé de 20 ans, et Medjernie Joseph, passagère (23 ans), ont été percutés par un cortège officiel à Carrefour Similien, Delmas 75.

Medjernie Joseph est décédée, tandis que Wood Jerry Samedi a été grièvement blessé.

Le 18 août 2025, Wanderson Zamy, 19 ans, tiktokeur et bachelier (il venait de participer aux examens officiels), a été mortellement touché par une balle lors d’une manifestation d’enseignants à Delmas 83, devant le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP).

Dans leur rapport, KAY JÈN, INOHA et GARSO rappellent le principe fondamental d’indivisibilité et d’interdépendance des droits humains.

Ces organisations réaffirment leur engagement à poursuivre la lutte pour le respect intégral de ces droits en Haïti.

Selon elles, les droits fondamentaux ne peuvent être accordés ou restreints selon l’arbitraire des autorités et tout manquement constitue une violation grave du droit national et international.

Les organisations appellent les pouvoirs publics à mettre en place des mesures concrètes pour protéger la population, garantir l’accès à l’éducation et assurer la sécurité des jeunes, soulignant que l’absence de telles actions risque d’aggraver la crise humanitaire et sociale dans le pays.

Mederson Alcindor

Vant Bèf Info (VBI)


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