Crise au sommet de l’État : la colère des citoyens face à un timing jugé dangereux
Alors que le pays traverse l’une des périodes sécuritaires les plus critiques de son histoire récente, la tension politique qui s’installe au sommet de l’État suscite une vive indignation parmi de nombreux citoyens haïtiens, tant sur le territoire national qu’au sein de la diaspora.

CP: Le devoir
Petion-Ville, le 23 janvier 2026.- Sur les réseaux sociaux, les critiques se multiplient contre la Primature et le Conseil Présidentiel de Transition, accusés par une frange importante de l’opinion de provoquer une crise institutionnelle au pire moment.
À l’heure où devraient prévaloir la sérénité, la cohésion nationale et une solidarité responsable, les querelles de pouvoir sont perçues comme une faute politique majeure.
Pour ces citoyens, le bras de fer en cours fragilise dangereusement les efforts engagés par les forces de l’ordre dans leur lutte contre les gangs armés. Ils redoutent que cette instabilité politique ne vienne saper l’élan opérationnel observé ces dernières semaines sur le terrain, notamment dans les zones contrôlées par des groupes criminels.
Plus grave encore, certains internautes évoquent une stratégie délibérée de déstabilisation. Selon eux, un cercle restreint de dirigeants, dont certains occupent des postes clés, n’aurait aucun intérêt à voir les gangs neutralisés.
La montée des tensions politiques serait alors, avancent-ils, une manœuvre destinée à détourner l’attention et à affaiblir l’offensive récente de la Police nationale d’Haïti contre les réseaux criminels.
Dans ce climat de suspicion, les citoyens lancent un avertissement clair aux responsables politiques qu’ils qualifient de « véreux » : toute tentative de déstabilisation ou tout soutien, direct ou indirect, aux groupes armés sera sévèrement jugé par l’histoire.
Un message revient avec insistance : la population réclame la sécurité, pas le chaos.
Dans un pays meurtri par la violence, l’insécurité et les déplacements forcés, l’heure n’est ni aux calculs politiciens ni aux luttes d’influence, mais à une action concertée, responsable et résolue pour rétablir l’ordre public et restaurer la confiance.
Pour beaucoup de citoyens haïtiens, le combat contre les gangs ne doit pas être entravé par des ambitions personnelles, au risque de plonger le pays dans une instabilité encore plus profonde.
Came Stefada Poulard
Vant Bef Info (VBI)
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