Politique : Chwazi Ayiti dénonce l’emprise persistante de la classe politique sur le pouvoir
Le porte-parole de la structure politique Chwazi Ayiti, Cliff Coulanges, a vivement critiqué, ce lundi 22 décembre, la classe politique haïtienne actuelle qu’il accuse de vouloir conserver le contrôle du pouvoir. Dans une publication diffusée sur sa page Facebook, il dénonce les manœuvres de certains acteurs politiques qui aspirent, selon lui, à redevenir des figures centrales de la transition susceptible de suivre le départ du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Cliff Coulanges pointe notamment l’échec de plusieurs partis politiques, dont EDE, Fanmi Lavalas et le Collectif du 30 janvier, qu’il accuse d’avoir joué un rôle actif dans la mise en place de l’actuelle transition et d’y être représentés, sans pour autant apporter de solutions durables à la crise.

Port au Prince le 22 décembre 2025—
Pour illustrer sa position, le porte-parole de Chwazi Ayiti a comparé la situation politique du pays à une équipe de football. Il qualifie les partis politiques impliqués et leurs représentants « d’entraîneurs médiocres », tandis qu’il assimile la communauté internationale à la FIFA, estimant que celle-ci s’arroge le droit d’intervenir dans les affaires internes d’Haïti. Selon lui, malgré des règles du jeu établies dès le départ, cette communauté profiterait de sa position dominante pour imposer ses choix en matière de gouvernance.
Par ailleurs, Cliff Coulanges soutient que ceux qu’il qualifie d’anciens entraîneurs incompétents ne peuvent prétendre redevenir des décideurs. Il appelle ainsi à la révocation tant des membres du CPT que des acteurs politiques impliqués, plaidant pour qu’ils rendent compte de leurs actions devant la justice.
Évoquant la situation de nombreux Haïtiens qui refusent de quitter le pays malgré la crise, il les compare aux « supporters de l’équipe d’Haïti ». Il souligne l’urgence d’agir pour redresser la situation nationale, tout en excluant la participation de la classe politique actuelle, qu’il juge responsable de graves préjudices infligés à la population.
À l’approche de la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition, prévue pour le 7 février 2026, plusieurs acteurs politiques espèrent déjà se repositionner en proposant de nouveaux représentants pour une éventuelle transition et les prochaines élections. Une perspective que dénonce Chwazi Ayiti, estimant que, pendant ce temps, la population civile demeure la principale victime des luttes de pouvoir.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
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