Justice : Maître Palvin Phizéma affirme n’avoir jamais été informé de l’ordonnance renvoyant ses clients devant le tribunal criminel

Vingt-quatre heures après la diffusion sur les réseaux sociaux de l’ordonnance du juge Benjamin Félismé renvoyant Victor Prophane, Elionor Devallon et Magalie Habitant devant le tribunal criminel sans assistance de jury, l’avocat Palvin Phizéma monte au créneau. Le défenseur de ces figures publiques dit tomber des nues : le document circule déjà en ligne alors qu’il n’a toujours pas été officiellement notifié.

Delmas, 10 décembre 2025

Contacté par la rédaction de Vant Bèf Info (VBI), Maître Phizéma n’a pas caché son indignation. « J’apprends l’existence de cette ordonnance sur les réseaux. Jusqu’à présent, aucune notification formelle ne m’a été adressée », a-t-il déclaré, soulignant qu’il se prépare à entreprendre toutes les démarches juridiques nécessaires pour défendre ses clients.

L’avocat va plus loin et évoque une affaire qu’il estime entachée de motivations politiques. Depuis le début du dossier, Maître Phizéma pointe du doigt le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qu’il accuse d’avoir ordonné à l’ancien directeur général de la Police nationale d’Haïti, Rameau Normil, d’arrêter Victor Prophane. Selon lui, cette arrestation reposerait sur une dénonciation attribuée à « Rodma », chef de gang de l’Artibonite décédé depuis plusieurs années.
« Comment peut-on emprisonner un citoyen sur la base d’une accusation sans fondement », s’insurge-t-il.

Alors qu’il attend toujours la transmission officielle de l’ordonnance, Maître Phizéma réclame dans l’immédiat la libération des proches de ses clients : le chauffeur de Magalie Habitant, ainsi que les fils et frères de l’ancien député Victor Prophane, actuellement détenus.

À la lumière de ses déclarations, la bataille judiciaire est loin de toucher à sa fin. L’ avocat entend poursuivre le combat pour obtenir la libération de Magalie Habitant, Elionor Devallon et Victor Prophane, tous arrêtés en 2025 lors d’opérations menées par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

Ils sont accusés de liens présumés avec des gangs, d’association de malfaiteurs, de trafic d’armes et de munitions, ainsi que de connexions possibles avec le crime organisé, entre autres chefs d’accusation.

Uguenson Auguste
Vant Bèf info (VBI)


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