La PNH et la Fondation TOYA organisent une formation sur les violences basées sur le genre

La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé, le vendredi 28 novembre, la tenue d’une journée de formation consacrée aux violences basées sur le genre (VBG), organisée en collaboration avec la Fondation TOYA. L’activité, réalisée le 26 novembre à Tabarre, s’inscrit dans les 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, campagne internationale observée du 25 novembre au 10 décembre.

CP:Fondation TOYA

Port-au-Prince, le 30 novembre 2025. Selon une note de la Direction de communication de la police (DICOP), l’initiative est portée par la Coordination nationale des affaires féminines et des questions de genre (CNAFQG). Elle vise à renforcer les compétences des policières, policiers et cadres de l’institution en matière de compréhension, d’identification et de prise en charge des cas de violences fondées sur le genre.

La formation a été animée par la psychologue de la Fondation TOYA, Katia Hilaire. D’après les informations communiquées, cette session a permis aux participantes et participants de réfléchir au rôle de la police dans la protection des femmes, des filles et des personnes survivantes de violences.

L’espace a également servi de cadre d’échanges et de sensibilisation sur les responsabilités institutionnelles dans la lutte contre les violences faites aux femmes. La PNH indique vouloir poursuivre ces actions durant toute la période des 16 jours d’activisme.

Cette initiative survient dans un contexte où les Nations unies font état d’une hausse par cinq du nombre de victimes de violences faites aux femmes et aux filles cette année, une situation aggravée par la progression de l’insécurité dans le pays.

Ces constats rejoignent ceux d’un rapport d’ONU Femmes publié en mai dernier, qui met en lumière une recrudescence des violences sexuelles liées au genre, particulièrement dans les sites de déplacement où des milliers de familles vivent dans une grande vulnérabilité.

Selon ce rapport, les femmes demeurent les principales victimes de ces violences, incluant des viols parfois collectifs. Elles sont notamment ciblées lors d’incursions de groupes armés dans les quartiers résidentiels, où les agressions sexuelles sont utilisées comme outil de terreur.

Le renforcement de la formation des policiers constitue ainsi un pas important vers une réponse plus adaptée, plus humaine et plus efficace face à l’ampleur de cette crise silencieuse qui affecte des milliers de vies.

Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)


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