Deux Américains inculpés pour un projet d’invasion de l’Île de la Gonâve et l’intention de réduire les femmes en esclavage sexuel

L’affaire provoque stupeur et incompréhension en Haïti. Deux jeunes Américains originaires du Texas ont été inculpés par la justice fédérale des États-Unis pour avoir élaboré un plan visant à envahir l’Île de la Gonâve, tuer les hommes de l’île et réduire les femmes et les enfants en esclavage sexuel. Une affaire d’une rare gravité, révélée par plusieurs médias américains, dont The Guardian et le New York Post.

Port-au-Prince, 22 novembre 2025.- Selon l’acte d’accusation, Gavin Rivers Weisenburg, 21 ans, et Tanner Christopher Thomas, 20 ans, auraient préparé leur opération pendant près d’un an. Le projet, décrit comme « extrêmement violent » par les procureurs américains, prévoyait l’achat d’un voilier, d’armes et de munitions, ainsi que le recrutement d’un petit groupe d’hommes sans abri à Washington D.C. pour constituer une force d’assaut. Les deux inculpés auraient également entrepris d’apprendre le créole haïtien pour mener leur opération sur l’île située au large de Port-au-Prince.

Au cœur de ce plan, une intention sinistre : éliminer tous les hommes de l’Île de la Gonâve et réduire les femmes et enfants en esclavage sexuel. Les accusations comprennent aussi la production de pornographie enfantine, une charge passible d’au moins quinze ans de prison aux États-Unis.

L’enquête est menée par le FBI et plusieurs services spécialisés des forces américaines. Les autorités fédérales affirment avoir intercepté un complot « qui aurait pu entraîner un massacre de grande ampleur », même si les moyens réels des deux hommes restaient limités.

À ce stade, aucune autorité haïtienne n’a encore commenté publiquement le dossier. L’absence de réaction officielle soulève des interrogations, d’autant que l’Île de la Gonâve, qui compte entre 85 000 et 100 000 habitants, demeure une zone vulnérable avec une présence limitée de l’État.

Les autorités américaines ont précisé que les inculpés n’avaient pas encore quitté le territoire des États-Unis. L’affaire reste donc, pour l’instant, essentiellement judiciaire et préventive, sans preuve directe qu’une opération ait été engagée sur le sol haïtien.

Mais pour de nombreux observateurs, le simple fait qu’un tel projet ait été conçu pose la question de la sécurité des territoires insulaires haïtiens et de l’exposition du pays aux menaces extérieures dans un contexte institutionnel fragile.

Les deux hommes encourent la prison à vie pour conspiration en vue de tuer ou enlever à l’étranger. Leur procès devrait préciser les zones d’ombre du dossier, tandis que les autorités haïtiennes sont attendues sur une éventuelle prise de position.

Wandy Charles
Vant Bef Info (VBI)


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