Sécurité : Washington, Nairobi et Port-au-Prince réclament une force internationale de répression des gangs
À quelques jours de l’expiration du mandat de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), le 2 octobre, Haïti, les États-Unis et le Kenya appellent à transformer la force actuelle en une mission plus robuste, dotée d’un mandat clair de répression des gangs.

Port-au-Prince/New York, 22 septembre 2025. – En marge de la 80e Assemblée générale des Nations unies à New York, le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, a plaidé pour éviter un vide sécuritaire fatal à Haïti. Il s’est joint au président kényan William Ruto et au sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau pour demander une mission renforcée, mandatée par le Conseil de sécurité.
Déployée depuis 15 mois, la MMAS a enregistré quelques succès, comme la sécurisation du palais présidentiel et la réouverture de routes bloquées par les gangs. « Lorsque nous sommes arrivés, l’aéroport était encerclé par les gangs, aujourd’hui il fonctionne », a souligné William Ruto. Mais il a reconnu que la force, qui devait compter 2 500 policiers, n’opère qu’à 40 % de ses capacités, faute de financements et d’équipements.
Pour Washington, il est temps de franchir un cap. Christopher Landau a proposé la création d’une nouvelle force de 5 500 membres, mandatée sous le Chapitre VII de la Charte des Nations unies, afin de cibler directement les gangs, sécuriser les infrastructures essentielles et appuyer la transition politique.
De son côté, Laurent Saint-Cyr a rappelé l’incapacité des forces haïtiennes, sous-équipées et en sous-effectifs, à rétablir seules l’ordre : « Haïti ne peut et ne pourra faire face seule à cette crise sécuritaire alimentée par des réseaux criminels transnationaux. » Il a lancé un appel solennel pour qu’aucun vide sécuritaire ne survienne après le 2 octobre.
Wilda Dénestant
Vant Bèf Info (VBI)
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