Bassin-Bleu : Un calme précaire s’installe après une attaque meurtrière du gang Ti Bwadòm
Après la violente attaque armée perpétrée la semaine dernière par une soixantaine de membres du gang Ti Bwadòm, la commune de Bassin-Bleu tente de reprendre son souffle. Ce lundi 22 septembre 2025, un calme fragile règne sur la zone, mais la peur d’une nouvelle offensive reste vive chez les résidents.

Bassin-Bleu, 22 septembre 2025 —
Selon le maire Dodo Fatilien, intervenant sur les ondes de Radio Galaxie, les dégâts matériels sont considérables : plusieurs infrastructures communales ont été saccagées, dont le bureau régional de l’Office National d’Identification (ONI), aujourd’hui hors service. Lors de l’attaque, un civil a été tué puis calciné, tandis que deux agents de sécurité d’une coopérative initialement enlevés, ont été relâchés.
La panique provoquée par les tirs nourris a forcé de nombreuses familles à abandonner leurs maisons. Certaines ont trouvé refuge dans les communes avoisinantes, d’autres ont fui vers Port-de-Paix ou Chansolme. Cette escalade de violence survient à quelques jours de la rentrée scolaire, rendant la reprise des activités éducatives incertaine.
Un cadre du MICT aurait échangé par téléphone avec l’édile, mais aucune assistance concrète n’a encore été annoncée, laissant la mairie démunie face à l’urgence de l’heure.
Le gang Ti Bwadòm, actif depuis ses débuts discrets à Gros-Morne, s’est rapidement imposé comme une menace majeure dans la région. Enlèvements contre rançon, détournements de camions et exactions diverses font désormais partie de son modus operandi. Sa capacité à se déplacer et frapper plusieurs zones sans être inquiété soulève de sérieuses questions sur l’efficacité des dispositifs de sécurité publique.
Uguenson Auguste
Vant Bèf Info (VBI)
Discover more from Vant Bèf Info (VBI)
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
