Cabaret : plus de 40 morts, près de 3 000 déplacés, l’État pointé du doigt
Une vague de violences armées a provoqué un véritable drame humain dans la commune de Cabaret, département de l’Ouest. Selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 2 912 personnes, soit 579 ménages, ont été contraintes de fuir leurs foyers entre le 11 et le 13 septembre, après une série d’attaques sanglantes perpétrées par des gangs.

Cabaret, mardi 16 septembre 2025 — La plus meurtrière s’est produite dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 septembre, dans la localité de Labodri, située entre Cabaret et l’Arcahaie, où au moins 40 personnes ont été exécutées. Un massacre qui a déclenché une panique généralisée et alimenté l’exode des habitants.
Toujours selon l’OIM, 72 % des déplacés se sont dirigés vers l’Arcahaie. La majorité a trouvé refuge auprès de familles d’accueil, tandis que 38 % se sont entassés dans quatre écoles transformées en abris improvisés. Dimanche 14 septembre, de nouvelles attaques ont été signalées, faisant des victimes, notamment des chauffeurs de taxi-moto le long de la route nationale numéro 1, accentuant le climat de peur.
Face à cette situation dramatique, les organisations de défense des droits humains exhortent l’État à intervenir sans délai pour sécuriser la région et fournir une assistance aux sinistrés. Mais pour beaucoup, cette tragédie illustre une nouvelle fois l’incapacité des autorités à contenir la violence. Le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) est appelé à rompre avec son inertie et à proposer un plan de sécurité crédible. Faute de mesures concrètes, préviennent-elles, l’impunité risque de s’installer durablement et de plonger encore davantage le pays dans le chaos.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
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