Rentrée scolaire : l’UPEPH exige des sanctions contre les écoles qui ne respectent pas la date fixée par le MENFP

L’Union des Parents d’Élèves Progressistes d’Haïti (UPEPH) dénonce le comportement de certaines écoles privées et congréganistes qui refusent de respecter la date officielle de la rentrée scolaire, fixée au 1er octobre 2025 par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). L’organisation appelle les autorités éducatives à sanctionner les établissements réfractaires.

Port-au-Prince, 8 septembre 2025. – Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Éducation, Augustin Antoine, l’UPEPH fustige les pratiques abusives de plusieurs écoles, accusées d’exiger des paiements anticipés, d’imposer l’achat d’uniformes et de réclamer des frais de graduation jugés exorbitants. Selon l’organisation, ces agissements constituent une violation de la loi de 2009 sur les frais scolaires, promulguée en 2016, qui encadre et limite les montants imposés aux parents.

Malgré la décision du MENFP, certaines écoles ont ouvert dès septembre et imposé un second versement aux parents, sans explication. L’UPEPH rappelle que 98 % des parents de la zone métropolitaine ont perdu emploi et biens à cause de la violence des gangs et ne sont pas en mesure de supporter de nouvelles charges. Dans certains cas, les frais atteindraient jusqu’à 40 000 gourdes ou 300 dollars américains pour une cérémonie de graduation, y compris dans des écoles nationales dirigées par des religieux.

Face à ces dérives, l’UPEPH appelle le MENFP à agir rapidement afin de protéger les familles haïtiennes et de garantir une rentrée scolaire équitable, dans le respect des lois et sans abus financiers.

Jean Allens Macajoux
Vant Bèf Info (VBI)


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