Rentrée scolaire : le CODEREH dénonce l’abandon des écoles déplacées par l’insécurité
La Coalition des directeurs et responsables d’écoles haïtiennes (CODEREH) alerte sur la situation des établissements scolaires déplacés par l’insécurité. Réunis le 9 septembre 2026, ses responsables demandent au ministère de l’Éducation nationale un accompagnement adapté.

Port-au-Prince, le 10 septembre 2026. —Selon le coordonnateur du CODEREH, Louis Wilbert, certaines écoles ont quitté leurs locaux depuis plus de trois ans à cause des violences des groupes armés.
Une rentrée scolaire difficile pour les écoles déplacées
Louis Wilbert déplore l’absence de dialogue entre le ministère et les responsables des établissements concernés avant la rentrée scolaire.
Il affirme que les trois premiers jours de la rentrée ont montré un écart entre les annonces officielles et la réalité du terrain. Selon lui, seules quelques écoles visitées avaient effectivement repris leurs activités.
« Nous travaillions paisiblement dans nos espaces lorsque les groupes armés nous en ont chassés », déplore-t-il. Il regrette qu’aucune rencontre n’ait été organisée pour définir les conditions de reprise des activités.
Le CODEREH réclame des mesures concrètes
La coalition demande au ministère de tenir compte de la situation particulière des écoles déplacées.
Elle réclame notamment un accompagnement institutionnel pour permettre à ces établissements de reprendre leurs activités dans de bonnes conditions.
Pour le CODEREH, l’ouverture administrative des classes ne garantit pas leur fonctionnement effectif. Les écoles doivent aussi disposer de locaux et de conditions adaptées pour accueillir les élèves et les enseignants.
Des critiques sur la communication du MENFP
Le professeur Méroné Véluc critique également la communication du ministère de l’Éducation. Il réagit notamment à l’annonce de la remise de cartes de débit à des enseignants et directeurs d’écoles dans le Nord.
Il qualifie cette communication de « propagandiste ». Selon lui, le ministère devrait davantage mettre l’accent sur les difficultés concrètes des établissements et des personnels touchés par l’insécurité.
À l’ouverture de l’année scolaire 2026-2027, le CODEREH appelle ainsi les autorités éducatives à apporter des réponses aux écoles contraintes de se déplacer ou de fermer à cause de l’insécurité.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)
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